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LIVRE IV. — CHAPITRE I

Fig. 66.

répartissant sur un réseau donné. Ce réseau (fig. 65), la demi -circonférence inscrite dans le rectangle en fournit la trame. Son huitième égale le côté d’un octogone où s’inscrit à son tour une rosace, et le côté du carré oü s’inscrivent des octogones réguliers. Les diagonales en seront comme toujours les axes de similitude passant par le centre des octogones.

Le prolongement des côtes se trouve sur le sommet ou le centre des figures semblables; et la parallèle menée au diamètre par l’angle du carré où l’octogone est inscrit devient, elle aussi, un axe se confondant avec celui des octogones réguliers.

Sur ce réseau, enfin, les profilures des niches découpent des entrelacs pareils à ceux de la polygonie plane, et leurs mailles se répètent dans un assemblage régulier.

A dater de cette heure, l’architecture arabe ne s’écarte jamais plus de cette voie, mais s’y complaît au point d’y puiser les délicatesses les plus subtiles de l’extase mystique. Sous les sultans baharites, la polygonie descriptive a la même amplitude, la même sérénité majestueuse, la même préférence pour l’expression de l’immuabilité que la polygonie plane; de même qu’elle, elle sera, sous leurs successeurs envahie par toutes les incertitudes et toutes les mélancolies de la décadence, et la tristesse de tous les sentiments contenus s’y manifestera.

Elle adoptera les polygones à côtés impairs, et particulièrement l’heptagone, qui entre tous rend l’image du trouble; elle tendra vers l’élégance et la grâce; les profilures des stalactites se feront torturées; au besoin, quatre cent mille prismes s’étageront autour d’une coupole; elle se convulsera au point de n’être qu’un jeu de difficultés vaincues ; jusqu’au jour où, maîtres de l’Orient, les Turcs la feront servir à l’ornementation de leurs monuments, sans en comprendre la philosophie profonde et la transcendantale beauté.

Le goût pour cette polygonie allant toujours croissant, les artistes du xve siècle imaginèrent de l’étendre aux surfaces planes et de l’employer à faire des caissons des plafonds une infinité de petites coupoles. Un encorbellement continu court le long du mur (fig. 66), soutenant le cadre d’un

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