‹ L'art arabeChapitre 91 sur 161 · A DAMAS · texte numérisé non relu

A DAMAS

rieures à leur arrivée au pouvoir; aucune n’est postérieure aux derniers sultans tcherkess. Donc, à l’époque baharite, l’Égypte avait une école céramiste capable de pourvoir à tous les besoins de l’art arabe.

Les plus anciens carreaux de faïence mesurent om, io de côté; ils sont blancs, semés d’arabesques à rinceaux bleus, rouges, verts et jaunes; en général, les tons bleus dominent ; les motifs sont petits, et leur répétition produit un grand carré symétrique ; d’autres font

bande d’inscription; un léger relief souligne dans ce cas les lettres et leur donne une vigueur d’autant plus forte que le contraste des fonds est plus habilement ménagé.

Dans les tympans des arcades (fig. 8 1) et les niches des mirhabs , la composition s’agrandit jusqu’à en

occuper la hauteur tout entière. L’artiste laisse alors libre cours à sa rêverie. C’est d’ordinaire un grand vase orné d’entrelacs d’où sort un bouquet immense de tulipes, de jacinthes et d’anémones surmonté d’une lampe de mosquée. Les branches Fjg ?9 sont méthodiquement dis-

posées, de manière à se palmer dans le cintre du . mirhab.

Ailleurs, c'est un grand cyprès flanqué de tiges fleuries. Perses et Arabes accordaient à ces représentations un caractère symbolique. Le bouquet, c’est la prière montant avec le parfum vers Allah. Quant au cyprès, c’est pour l’Arabe l’arbre auquel le démon fut enchaîné; un emblème de vie et de délivrance; pour le Perse, l’image de l’âme aspirant au ciel. Un réseau polygone règne autour de ces tableaux de même qu’autour des arabesques des mosaïques de marbre, et, divisé en larges panneaux, couvre le reste de l’étendue de son implacable lacis.

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