LIVRE IV. — CHAPITRE II
Mais, par la nature du vitrail, les pleins l’emportent de beaucoup sur les vides ; et sous la lumière translucide du ciel pâle de l’Orient, les rayons filtrés à travers le rouge des tulipes, le violet des jacinthes, le jaune des œillets.
Fig. 83 et 84. VITRAUX DU XVe SIÈCLE.
(Musée arabe du Caire.)
le blanc des anémones et le vert des cyprès tombent, dans la nef en poudroiement d’opale, d’or, de pourpre, de saphir et d’émeraude ; et c’est un jour si assourdi et si mélancolique! Resserré dans l’étroitesse de l’évidement, il semble venir de si loin ! Sous les coupoles des tombeaux, son charme devient étrangement doux et triste; et à l’éprouver, on se prend à regretter que l’architecte n’ait pas davantage fermé ses nefs, pour les éclairer de pareils vitraux.