‹ L'art byzantinChapitre 103 sur 151 · LIVRE III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE IV

et, pendant plusieurs siècles, ce fut de là encore que l'Occident tira les beaux vases et les belles coupes. Sur ce point, le moine Théophile, dans son Traité des di-

FIC. 74. DALLE SCULPTE r. BYZANTINE,

vers arts, rend pleine Justice aux Grecs ses contemporains. Possédons-nous encore quelques-unes de ces œuvres fragiles? Labarte croit pouvoir Taffirmer : d'après lui, on aurait souvent confondu les faïences byzantines avec les faïences hispano-arabes, et les verres byzantins avec les verres de Venise. Dans quelques-

unes de nos grandes collections, il signale des pièces qu'il veut restituer aux Grecs ; tels sont, par exemple, de grands plats décorés d'aigles héraldiques ^

De cette revue rapide des arts à cette époque se dégage cependant une impression générale. Dans la plupart de leurs œuvres, quelle qu'en soit la matière ou rimportance, les Grecs montrent alors le sentiment du goût et de l'élégance. Entre les figures des mosaïques et des mmiatures et celles qui décorent les émaux ou les tissus, on ne saisit point de différence de style : les procédés seuls varient, mais les types sont conçus dans le même esprit, et de part et d'autre Phabileté est souvent aussi grande. Or n'est-ce point là le propre des époques vraiment artistiques?

I. Histoire des arts industriels, t. IV; Davillier, Histoire des faïences hispano-moresques.

FIG. 75. tE DEPART POUR LA CHASSE.

Miniature d'un manuscrit du xvc siècle. (Biblioihèque nationale.^

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