‹ L'art byzantinChapitre 125 sur 151 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

point m'attarder à parler ici de ces œuvres qui, bien qu'intéressantes, n'ont qu'une valeur secondaire et ne

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FIG. OB. COFFRET EN FORME d'kCLISE DU TRESOR DE KARYÈ3.

(Mont Athos.)

nous apprendraient rien de nouveau sur Tart byzantin. Ce qu'il faut étudier à l'Athos, ce sont les grandes; fresques auxquelles ce chapitre a été consacré et qui^ tout imparfaites et récentes qu'elles soient en général,

permettent d^entrevoir ce que fut la peinture décorative de Técole byzantine aux beaux temps de son histoire. Aux offices de nuit, quand on pénètre dans les églises, ces milliers de figures qui les peuplent, à demiéclairées par les lueurs des lampes et des cierges, produisent une impression grandiose. Si loin que puisse percer le regard, il voit se dérouler, jusque dans les parties que Fombre envahit, la série ininterrompue des peintures, et Tâme se sent revivre dans un passé étrange et mystérieux. Que si, de cette impression générale, on passe à une analyse plus sévère, partout se retrouve la trace de conceptions puissantes. Que serait-ce si, au lieu des copies de la décadence, nous pouvions contempler toutes les œuvres des maîtres? Un des plus fins esprits de ce temps, Vitet, après avoir vu les dessins que Papety avait rapportés de TAthos, célébrait « ces figures de saints du plus beau, du plus grand caractère, fièrement et simplement posées, vraiment chrétiennes, et conservant pourtant certain air de famille avec les dieux du Parthénon ». Il lui semblait qu^une tradition que rien n^avait Jamais entièrement brisée rattachait ces œuvres à celles de Tart antique, et que dans ces monastères s"'étaient réfugiés, « loin du monde, Tesprit, la grâce, les dons exquis de l'antique Hellénie ».

Si, pour faire connaître cette dernière période de Part byzantin, j'ai choisi les monuments du mont Athos, c'est que nulle part on ne trouve une succession d'œuvres plus continue et plus nombreuse. Mais il ne faudrait pas croire que la pratique de la peinture se soit restreinte à la Montagne Sainte. Dans tous les couvents, dans toutes les églises du rit grec se rencontrent des

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