‹ L'art byzantinChapitre 13 sur 151 · Ibid., pi · texte numérisé non relu

Ibid., pi

détail de la coupole

d'omm-es-zeitoun.

de Ninive et de Babylone^ Ainsi, à travers les temps, l'architecture byzantine se rattacherait à Fart assyrien. « Le génie grec avait à peu près épuisé toutes les formes et toutes les combinaisons que comportait le style classique ; il était las de tourner toujours; dans le même cercle et de se voir condamné à de perpétuelles redites. On comprend que, dans son désir de se renouveler, il ait songé à s'inspirer de modèles qui pouvaient, il le sentait, lui fournir les éléments d'un thème original, susceptible de se prêter à bien des variations et à bien des développements. Si vous vous placez à ce point de vue, les architectes de Sainte-Sophie, Isidore de Milet et Anthémius de Tralles, vous apparaîtront comme les continuateurs et les disciples de ces maîtres oubliés, dont l'art déjà savant a soulevé de terre des millions et des millions de briques pour les suspendre en voûtes et en hautes coupoles au-dessus de la tête des Sargon et des Nabuchodonosor^. «

Laissons même de côté l'histoire, encore obscure sur quelques points, des origines de la coupole sur pendentifs. Si Ton examine quelques-unes de ces églises de la Syrie, on est frappé de voir combien, tout en con-

1. Quelques écrivains ont dit, il est vrai, que les architectes persansauraientpuimiterles architectes byzantins, mais Schnaase, qui avance cette opinion, reconnaît lui-même que la coupole sassanide diffère de la coupole byzantine. D'ailleurs, d'après des travaux récents, les palais de Servistan et de Firouz-Abad seraient antérieurs à l'époque sassanide. F. de Verneilh, Bulletin monumental, 1869, p. 70, 71, voyait les origines de la coupole dans certains édifices occidentaux de basse époque; mais à cette date l'art romain subissait souvent l'influence asiatique. Il ne s'agit là d'ailleurs que d'essais timides et sans grande importance.

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