CONCLUSION
Au terme de cette étude, essayons de résumer les idées générales qui s'en dégagent.
L'art byzantin est original : s'il ne s'est point créé et développé tout entier par lui-même, il a su s'approorier ce qu'il devait à d'autres peuples et à d'autres emps, et y ajouter des traits personnels. Constitué au \'f siècle par la réunion d'élém.ents antiques, orientaux et chrétiens, il s'est aussitôt manifesté avec éclat dans des oeuvres où la richesse de la décoration est en harmonie avec les formes nouvelles de l'architecture. Au IX® siècle, un retour marqué vers l'admiration de l'antiquité détermine comme une seconde floraison ; dès le XI® siècle, cependant, l'art devient plus monastique, et •d'autre part le maniérisme, de fausses recherches, des sentiments bizarres en altèrent l'aspect. Après les croisades, il y eut un nouveau mouvement de renaissance dont l'histoire est mal connue ; mais la durée en fut courte : bientôt, à la suite des malheurs de l'empire, l'art s'affaiblit dans une longue vieillesse, dont les œuvres sont pourtant nombreuses et montrent encore le ouvenir des temps meilleurs.
L'art byzantin n'a donc point connu cette constante uniformité que souvent on lui attribue; comme d'autres, il a eu ses Jours d'enfance, de jeunesse, de maturité et de décadence. Peut-être même son histoire présente-t-elle une variété remarquable; à plusieurs reprises il s'est relevé alors qu'il paraissait déjà faiblir.
En outre, pendant plusieurs siècles, il a rayonné
sur tout le moyen âge. Constantinople, dont les spl (leurs et les richesses préoccupaient les imaginatic a propagé au loin sa civilisation. Il faut renoncer à voir partout les vestiges, et nous ne lui devons ni I fc-othique ni Tart florentin, tels qu'ils se développèi dans toute leur beauté; mais, après avoir restrein rôle des maîtres byzantins en de justes limites, ; aurait quelque ingratitude à prétendre le nier.
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Fie, 105. DAttE SCULPTEE.