MANUSCRITS GRECS
chapitres suivants, que, vers le xv® siècle, un artiste rédigea à Pusage des peintres un manuel où furent indiquées des compositions pour les divers sujets religieux. Parmi ces compositions, quelques-unes sont fort anciennes, et se retrouvent jusque dans les œuvres du v* et du VI* siècle ; mais pour beaucoup les types paraissent avoir été fixés aux ix«, x' et xi* siècles.
A ce point de vue, les illustrations du Saint-Grégoire de Nazianze et du Ménologe de Basile II sont fort intéressantes, mais on trouverait de nombreux renseignements encore dans quelques beaux manuscrits que conservent les bibliothèques des couvents du mont Athos. Je les ai étudiés assez longuement, bien que je n^en possède point de dessins que je puisse ici reproduire. Que ces manuscrits soient Tœuvre des écoles de PAthos, ou qu'ils y aient été apportés du dehors, leur origine monastique est évidente; par les conceptions, par le style, ils se distinguent tout à fait de ceux que les artistes exécutaient au ix" et au x* siècle pour les empereurs de la famille macédonienne. Or plusieurs contiennent toute une série de scènes de FAncien et du Nouveau Testament, qui correspondent en partie à celles qu'aujourd'hui même on peint encore sur les murs des églises.
Parmi les plus anciens est un Psautier, qui peut remonter au XI* siècle (couvent de Vatopédi). Les peintures quiledécorent sont fort nombreuses. A diverses reprises, l'artiste a représenté David. Ici, il est debout, les mains étendues; là, il est prosterné ; ailleurs, il prophétise. Mais ces gracieuses figures d'origine profane qui, sur les miniatures du Psautier de Paris, l'accompagnaient dans toutes ses entreprises, disparaissent ici ; l'esprit monas-