CHAPITRE IV
L’ARCHITECTURE - LA DERNIERE RENAISSANCE XIIIe AU XVIe SIECLE
On a cru pendant longtemps que Il’art byzantin était un art figé dans les traditions ; il est prouvé aujourd’hui que, trés vivant, il a au contraire évolué a travers les siécles. La derniére renaissance de l’art byzantin qui commence a la fin du XIII° siécle est due a la restauration de l’empire par les Paléologues, au contact permanent de la cour de Byzance avec l’Occident et enfin 4 la quatriéme croisade. Ces influences occidentales se traduisent par des emprunts a l’art roman francais, notamment 4 Mistra, en Laconie, ainsi qu’a l’art gothique dans plusieurs églises de la Moldavie.
A vrai dire, il n’y eut, en architecture, aucune innovation importante mais des applications extrémement variées du méme théme : le plan en croix Srecque couvert par des coupoles.
Constantinople n’a vu s’élever durant cette période qu’une seule église a la Vierge Pammachristos, qui est actuellement la mosquée Fetijé-Djami.
A Salonique, \’église des Saints-Apétres (fig. 18) est l’aboutissement des efforts de la deuxiéme période : peu d’églises offrent une silhouette aussi élégante, un aspect aussi élancé avec |l’étagement de ses coupoles sur hauts tambours polygonaux.
Au mont Athos, c’est le triomphe du type athonite avec le plan triconque, c’est-a-dire a 3 absides : l’une a l’Est et les deux autres au Nord et au Sud 4 Il’extrémité des deux bras de la croix. Ce plan, déja adopté au deuxiéme Age d’or, a une vogue considérable et se répand dans tout l’Orient. Une autre particularité des églises du mont Athos consiste dans la variété du narthex : tantdt il est double et précédé d’un porche avec tribune ; tantdt c’est une grande salle carrée sans