‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 14 sur 107 · CH E-LI-M 0-TS O · texte numérisé non relu

CH E-LI-M 0-TS O

I. Cf. D''EiteI, lland-bookfor the student of chinese Biiddhism ; passim.

fidélité pieuse, les effigies que les missionnaires du II* siècle rapportaient du Népal ou du Pendjab et qui faisaient connaître les traits du Dieu nouveau. On avait enfin la physionomie vraie de celui que les Livres sacrés dépeignaient ainsi : « Il a le front large et uni; — Toeil semblable au pétale du Nymphœa bleu; — les lèvres pareilles au fruit du Wimba ; — les veines cachées ; — les épaules parfaitement arrondies ; — le corps comme le tronc du figuier; — les membres et les flancs parfaitement ronds et polis ; — la rotule pleine; — les pieds et les mains doux et délicats; — les doigts longs; — le talon développé; — le cou-de-pied saillant; — les chevilles cachées^... , »

Quelque différence qu"'il y ait entre le type classique du Bouddha et les types de la race jaune, et si étrange que dût paraître aux artistes chinois Testhétique aryenne, ceux-ci en ont cependant saisi tout de suite le caractère ; ils ont su rendre admirablement le modelé gras et plein, les formes rondes et presque féminines du Bhagavat et tous les traits physiques de sa personnalité sacrée. Mais ce qui est plus singulier, c''est qu^ils aient su comprendre et exprimer aussi la beauté morale de sa figure pensive, la sérénité rêveuse, le majestueux recueillement du héros divin sur son lit de lotus. Pour la première fois dans les œuvres des artistes de la Chine, on aperçoit une âme et la physionomie qui manifeste cette âme. C'a été le plus grand bienfait que Part chinois ait reçu du bouddhisme : il lui doit la révélation d'un idéal plus élevé, une conception plus

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