‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 2 sur 107 · LES BRONZES RITUELS · texte numérisé non relu

LES BRONZES RITUELS

/V/^;ilrr"? DÈS la plus haute anti- ' n -*i^ w quite dont les annales - ( ^ :' OU les traditions nous y'.f -'-» aient transmis le sou- V venir, les Chinois con- ■■-^ naissaient Part de fabriquer et de décorer le '-^yj bronze, et Ton peut dire \^ que cet art a été le lan- [ij,\v^,\é^) gage spontané des époques archaïques de leur histoire, le moule naturel de leur pensée primitive.

Dans les temps les plus reculés, à la limite même de Tère mythique et de la période positive, c^est-à-dire vingt-sept siècles avant notre ère, on savait fondre et ciseler Tairain, et, en Pan 2220, la technique du bronze

était assez perfectionnée pour que l'empereur Yu pût

faire graver sur des vases la description figurée des neuf provinces de son empire^

Quelque réserve que Ton doive apporter dans l'admission de faits aussi anciens et dans l'adoption d'une chronologie qu'aucune critique sérieuse n'a encore rectifiée, on peut affirmer qu'à la fin de la deuxième dynastie, — celle des Chang, qui gouverna la Chine de 1783 à 11 34 av. J.-C, — le travail des métaux avait tous les caractères d'un art avancé.

Ainsi que nous le verrons par la suite, il est établi, en effet, que sous le règne des premiers souverains de la dynastie suivante-, Kou, roDR CONTENIR LE Ics artlssns chinois créèrent des formes et une décoration très savantes. Or,

à moins d'admettre que ceux-ci parvinrent, d'un seul

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