LAO-TSE
(Collection de M. H. Cernuschi.)
« Tao-te-King », ou « Livre delà Raison suprême et de la Vertu », qu'il composa vers la fin de sa vie, est Pévangile de ses disciples.
D'après Lao-tse, TÉtre primordial, cause de tout.
LE BRONZE. jp
est le a Tao » ou la « Raison suprême » ; le Tao a deux natures ou modes d'être : le mode mate'riel et le mode immatériel. C'est de la nature spirituelle que l'homme est émané et il doit s'efforcer d'y retourner en s'affranchissant de la matière. Lao-tse admet encore que « les modes d'être contingents ne sont que des formes passagères de l'existence, et que, une fois aépouillés de ces formes, les êtres reviennent à leur principe ».
Cette doctrine, c|ui réunit en Chine au moins autant d'adeptes que le culte de Fo (Bouddha), a vite dégénéré de ses conceptions premières. Un siècle à peine après l'introduction du bouddhisme, sa transformation était commencée, et elle ne tardait pas à devenir ce qu'elle est actuellement, c'est-à-dire une religion matérialiste avec une mythologie d'emprunt, avec des pratiques de magie et de sorcellerie ^
Quelques figures symboliques permettent généralement de reconnaître à première vue un objet servant au culte taoïste ou destiné à en représenter les idées.
Les principales sont : le diagramme appelé faï-ki, qui représente les principes masculin et féminin ; — la pêche de longévité; — la chauve-souris; — t ai-ki.
, , (Symbole taoïste.)
une sorte de sceptre appelé
jou-y^ etc. Nous serons amené plus loin à reparler de
ces différents symboles.