VASE PORTANT LES SYMBOLES TAOÏSTES
H., o"\sa.
(Collection de M. H. Cernuschi.)
attributs sont le glaive, le serpent, la tortue et les sept étoiles de la constellation du « Boisseau » où passe Taxe" du monde.
LE BRONZE
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Nous arrêterons là cette nomenclature des dieux du taoïsme pour terminer ce qui concerne ce culte par Pexamen rapide de quelques bronzes qui s'y rattachent *.
Les formes de ces bronzes, vases ou brûle-parfums, ont été le plus souvent empruntées soit au culte officiel,
MIROI R T AOIS T E.
H., o-,u- (Collection de M. H. Cernuschi.)
soit au bouddhisme. Voici, par exemple, un remarquable spécimen, appartenant à M. Cernuschi et rappelant, par son galbe, des types que nous avons déjà étudiés. Les pêches de longévité qui servent d'anses permettent de le considérer comme bronze taoïste. La
I. Pour plus de détails sur l'iconographie religieuse de la Chine, cf. J.-R. Morrisson, Mythology of China, cité par Cordier, Bibliotheca sinica, \, 298.
patine qui recouvre cette pièce est admirable de profondeur et d'éclat.
Quelques objets cependant sont bien spéciaux au taoïsme, entre autres les miroirs symboliques. Ce sont des disques de métal, polis sur une de leurs faces, et décorés en relief sur l'autre. Ces miroirs sont supportés par un des quatre animaux fantastiques du culte primitif, généralement la licorne. Leur destination est de figurer dans les temples du Tao à titre de symboles des dieux qui président aux révolutions du cycle duodénaire. C'est pourquoi le décor habituel de ces bronzes est la figuration des douze animaux du zodiaque chinois, qui sont le rat, le bœuf, le tigre, le lièvre, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le porc. Chacun de ces animaux exerce une influence mystérieuse sur la période du cycle à laquelle il appartient.
Cette superstition est d'origine étrangère et semble venir des peuplades tartares qui vivaient au nord et à l'ouest de la Chine. La première mention qui soit faite de la désignation des années par ces noms d'animaux se trouve dans une histoire de la dynastie des Thang (618-907); il y est relaté qu'un ambassadeur de la nation des Kirghiz était venu traiter de faits qui s'étaient produits « dans les années du lièvre et du cheval ». Mais il est probable que cette façon de dater ne devint populaire qu'à l'avènement de la dynastie mongole, c'est-à-dire vers le milieu du xiii" siècle. C'est à cette date seulement qu'il est permis de faire remonter les plus anciens spécimens de miroirs symboliques que nous connaissions.
LE BRONZE