I. Ce pont existe encore
et à première vue il peut être malaisé de distinguer un temple d'un palais.
Les temples du culte off-jciel. — Le Temple du ciel à Pékin est, sans contredit, le plus remarquable entre tous. C'est plutôt un autel qu'un temple proprement dit, car tout le monument se développe en plein air, sans toiture ni parois.
Trois terrasses, de forme circulaire et entourées de balustrades de marbre, se superposent et supportent une table de pierre destinée aux sacrifices officiels; la terrasse inférieure a 120 pieds de diamètre; la terrasse supérieure s'élève à 25 pieds au-dessus du sol. Un grand rideau d'arbres séculaires s'étend tout autour, voilant la vue sur les côtés et l'élevant, pour ainsi dire, vers la voûte céleste.
C'est là que l'empereur vient, trois fois Tan (aux deux solstices d'hiver et d'été et au début du printemps), sacrifier au Ciel dont il est l'émanation sur la terre.
Cet édifice a été construit sous l'empereur Young-lo, 3" souverain de la dynastie des Ming, en 142 1. Jusqu'en i53i, les sacrifices que l'empereur doit à la Terre s'y célébraient également; mais, depuis cette époque, ils sont offerts sur un autel particulier qui s'élève de Tautre côté de l'esplanade où est l'entrée principale du temple *.
Ces deux monuments, consacrés à un culte spécial et dont l'empereur est le seul officiant, sont uniques de leur espèce et font exception à l'identité de schéma adoptée en Chine pour les édifices de toutes les reli-