Cf. Chaldée et Assyrie, H, p. 879 et suiv
2. Cette attribution nous paraît d'autant plus admissible qu'il n'est pas douteux que la civilisation chaldéo-assyrienne ait exercé sur la Chine, vers la même époque, des influences d'un autre ordre. L'astronomie primitive des Chinois est incontestablement de provenance chaldéenne. (Cf. D"" Chalmers, Chinese c/a5S2C5.) Certaines idées philosophiques et religieuses accueillies plus tard par Lao-tse (vi" siècle av. J.-C.) renferment également des éléments étrangers dont l'origine occidentale est certaine. (Cf. Edkins, Chinà's place in philology, I.)
L'ARCHITECTURE
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demeure. Mais de grands tempéraments ont été apportés dans la pratique. Les promotions officielles, les disgrâces, les transferts de propriété, etc., rendaient l'exécution stricte de la loi l'ort difficile et onéreuse. On imagina alors dMndiqucr la classe de Timmeuble par
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TCHAO-P'iNG d'un TRIBUNAL CIVIL.
(D'aprcs U'ie peinture chinoise du Département des Estampes.)
une disposition architecturale qui pût être aisément modifiée ou remplacée suivant les changements apportés à la situation sociale du propriétaire.
Cette disposition est le tchao-p'ing. C'est un pan de mur isolé, une sorte d'écran élevé vis-à-vis de la porte d'entrée, à deux mètres environ en avant. La décoration du tchao-p'ing varie suivant la qualité des personnes dont il précède la demeure.
Les édifices publics ont également un tchao-p'ing
lofî L'ART CHINOIS,
qui indique Timportance du service administratif, judiciaire ou religieux qui y est installé.
Les superstitions populaires attribuent à cet écran de maçonnerie le privilège de détourner les mauvais esprits de la maison dont il masque Tentrée. Il dispense, en outre, de Pohligation imposée par la loi de
MAISON d'un particulier.
(D'après une peinture chinoise du Département des Estampes.)
descendre de cheval ou de charrette devant la porte des palais, temples officiels et tribunaux, puisque cette porte est ainsi dissimulée aux yeux des passants.
Suivant les cas, le tchao-p'ing prend les noms de tchao-pcï et de tchao-hiang.
Une autre façon de tourner les édits architecturaux s'est introduite dans l'usage et semble tolérée partout actuellement : il suffit que la porte, le^ mur de façade, les bâtiments sur la rue ci la première cour soient con-
L'ARCHITECTURE
formes au type réglementaire. Dans les dernières cours, on laisse toute liberté au propriétaire, pourvu toutefois que le luxe et la hauteur de ses constructions n'attirent pas l'attention du dehors.
L\rchitf,cturk des JARDINS. — La place nous fait défaut ici pour parler des maisons de campagne et des jardins en Chine. Les Chinois ont une conception toute particulière de la décoration de leurs villas de plaisance et ils y ont mis toute la fantaisie qui leur était interdite dans les villes.
Renonçant absolument à leur principe de symétrie, ils n'ont eu d'autre but que d'ap- kiosq^ue.
DrOD'"ier leUl'S COnStrnr- (D'aprcsuue peinture chinoise du Département
des Estampes.)
tions au terrain, de les
encadrer dans le paysage, de tirer parti du pittoresque,
des accidents de terrain, des bois et des eaux.
Le kiosque, t'ing-tse, est le type habituel de ces constructions. L'ornementation en varie à l'infini. La toiture est faite de tuiles vernissées jaunes, vertes, violettes, bleues, brunes, rouges, etc. Les colonnettes de bois sont peintes en couleur carmin ou vert foncé. Des
io8 L'ART CHINOIS.
plantes grimpantes, clématites, vignes vierges, roses trémières, s'attachent généralement à la charpente légère de ces édicules et les recouvrent presque.
Les Chinois ont de tout temps fait contribuer les poiits à la décoration de leurs parcs. Les formes les plus diverses ont été adoptées : à tablier horizontal, à tablier en dos d'âne, à tablier à deux plans inclinés. Les historiens et les poètes nous ont laissé de nombreuses descriptions de ponts remarquables par leurs proportions et leurs ornements; il y en avait qui mesuraient plus de 3o mètres de large; d'autres étaient chargés de bas-reliefs Jusque dans Peau, ou bordés d'une double allée d'arbres, ou recouverts d'un long péristyle. Marco Polo, qui visita la Chine et demeura à la cour de l'empereur Koubilaï-Khan auxiii® siècle, vit, sur la rivière Houenho, un pont de marbre qui avait vingt-quatre arches et dont les parapets portaient cent quarante colonnes séparées par des bas-reliefs*.
Le pont qui est représenté à la page 109 s'élève près de Pékin, dans les dépendances du Palais d'Eté et date de la tin du xvir siècle.
l'architecture religieuse
Ainsi que nous l'avons indiqué au début, les édifices religieux n'ont pas de formes qui leur soient propres,