L ARCHITECTURE FUNERAIRE
Le principe d'après lequel les Chinois ont construit leurs sépultures découle de Tidée qu'ils se sont formée des destinées réservées à l'homme après la mort. C'est une croyance établie en Chine, depuis une très haute antiquité, que, le dernier souffle expiré, une vie nouvelle commence pour le défunt : il subsiste de lui une sorte de fantôme réunissant les linéaments de sa personnalité physique et les traits de sa physionomie morale, une ombre vague, animée de la vie indécise du rêve, une image effacée de ce qu'il a été jadis et comme un autre exemplaire de son corps et de son âme. Cette seconde existence est conçue sur le type de celle qui vient de prendre fin : le mort est doué, dans la tombe, de sensibilité; il connaît à nouveau tous les besoins matériels et intellectuels d'une créature humaine. De là l'importance des rites funéraires destinés à assurer la subsistance, le bien-être, la dignité du mort dans les régions mystérieuses de l'au delà.
En introduisant en Chine, au i'" siècle de notre ère, la croyance à un monde où les actions d'ici-bas sont jugées, punies ou rémunérées, le bouddhisme n'a pas.
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semble-t-il, modifié les iJces générales que les Chinois