‹ L'art chinois (volume 2)Chapitre 69 sur 107 · LA TECHNIQUE · texte numérisé non relu

LA TECHNIQUE

Il résulte de documents historiques certains que, dès Tan 1700 av. J.-C, les Chinois connaissaient l'industrie de la poterie : ils fabriquaient ainsi des terres cuites destinées aux usages domestiques, sans valeur d'art.

Sous la dynastie des Han, vers Pan 180 av. J.-C, la céramique réalise un premier progrès. On commence de faire alors des « vases brillants. . «, « de couleur bleue... », « réservés à l'Empereur* ». Ce n^était encore que des pièces cérames sans transparence, enduites d'un émail bleu. On donnait le nom de thao à ces produits.

I. Cf. King-te-tchin-thao-loii, « Histoire des porcelaines de King-te-tchin ». Cet ouvrage, publié en i8i5 par Tching-thing- Koueï et traduit en i856 par Stanislas Julien, est le premier qui ait apporté sur la porcelaine chinoise des renseignements sérieux et des vues d'ensemble. Nous y renverrons souvent dans le cours de ce chapitre. Nous nous référerons également à l'ouvrage de M. du Sartel, la Porcelaine de Chine (Paris, 1881). Signalons encore, parmi les écrits qui nous ont fourni sur ce sujet des documents précis et bien coordonnés, le livre de M. Franks : Oriental porcelain and pottery (London, 1878).

LA CEllAMIQUE. I7p

Puis, jusqu'à la fin du vu" siècle, Pindustrie céramique reste stationnaire. Sous les Thang (618-907) on voit apparaître, dans Farrondissement de Youci-tcheou, des vases dont la matière « ressemblait tantôt au jade, tantôt à la glace ». Cette comparaison indique évidemment que ces produits avaient une certaine translucidité. On les recouvrait d'un émail qui était bleu, jaune ou noir.

Vers le milieu du ix'= siècle, les céramistes de Ta-i, dans la province du Sse-tch'ouen, cherchant à perfectionner leurs procédés, parvinrent à produire des pièces « minces, solides et gracieuses, qui étaient de couleur blanche et rendaient un son clair^ ». La porcelaine était inventée.

La porcelaine est un compose de deux parties distinctes : l'une, fusible, donne à la poterie la transparence qui est son principal caractère : elle est fournie par une roche pétro-siliceuse; on l'appelle pe-tun-tse. L'autre partie composante est infusible ; c'est l'élément plastique de la porcelaine ; elle sert de corps à la poterie et lui donne la propriété de supporter la température nécessaire pour vitrifier l'élément fusible. Cette matière est le kao-lin; c'est de l'argile presque pure.

Les limites de cet ouvrage ne nous permettant pas d'entrer dans le détail des opérations que subissent les pâtes avant d'être mises au four et pendant la cuisson, nous nous bornerons à les indiquer sommairement, en renvoyant le lecteur, curieux de renseignements plus complets, au livre que M. Deck a publié dans cette

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