CONCLUSION
Les idées générales qui se dégagent de l’étude de l’art chinois ont été exposées au cours de cet ouvrage : le cadre étroit qui m’est imposé ne me permet pas de les reprendr e dans une vue d’ensemble.
J’ai tenté (particulièrement dans les chapitres consacrés au bronze, à la pierre sculptée, aux pierres dures et ’à la peinture) de définir les caractères de l’imagination esthétique et du sens plastique chez les Chinois; j’ai recherché la forme artistique dont ils ont revêtu leur pensée religieuse , l’idéal de beauté sensible que le bouddhisme leur a révélé , le sentiment que leur a inspiré la nature et la façon dont ils l’ont transcrit. Chacun de ces points a été traité à l’occasion du genre d’œuvres, sculptées, ciselées ou peintes, qui le mettait le mieux en lumière.
Il est un autre point, qui domine cette étude et que je me suis efforcé d’éclairer par un grand nombre d’exemples et de documents, je veux dire l’évolution historique de l’art en Chine au contact des civilisations étrangères. Contrairement à une opinion qui est admise même par des personnes d’une critique exercée, j’ai été amené à penser que la Chine n’est pas demeurée immuable à travers les siècles et fermée au monde extérieur, mais que des actions puissantes, parties du dehors, ont insensiblement modifié ses traditions et
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transformé les conceptions de ses artistes; j’ai essayé de montrer que de grands courants d influences sont venus, tour à tour, de la Chaldée et de l’Assyrie (p. 102), de 1 Inde (p. 3q), de l'Empire romain (p. 220), des pays arabes (p. 69), de la Perse (p. 72) et de l’Europe (p. 232). Je serais heureux d’avoir apporté quelques idées et ouvert quelques aperçus dans cet ordre de faits.
APPENDICE