VASE DE BRONZE ORNÉ DES
leur courage, etc. Une étoile, disaient-ils, descendait du ciel, s’incarnait en eux et leur donnait le caractère
divin. La liste de ces dieux serait trop longue à fournir; nous nous bornerons à citer les suivants :
K’oueï-sing, dieu de la littérature, habite la constellation de la Grande- Ourse. On le représente sous la forme d’un démon qui s’enlève sur un dragon ou qui frappe de son pied la mesure Teou (le Tcou désigne les quatre dernières étoiles de la Grande-Ourse). Il semble poursuivi par une chauvesouris, symbole de l’inspiration littéraire, et tient un pinceau à la main. Les statuettes qui le représentent sont souvent remarquables par le mouvement hardi du corps -qui paraît s’enlever vers les astres, et par la légèreté des draperies qui flottent au vent.
Kouan-ti , dieu de la guerre, vivait au n* siècle après J. -C. Il s’était acquis la célébrité par ses exploits héroïques et sa fidélité à la dynastie des Han. Sanctifié
k’oueï-sing,