‹ L'art chinoisChapitre 27 sur 106 · Cf. Mémoires concernant les Chinois, II · texte numérisé non relu

Cf. Mémoires concernant les Chinois, II

taux ». On lit, en outre, dans les grands Tableaux Chronologiques chinois que ces envoyés, « partis de régions éloignées, venaient de 76 royaumes ». Quelles causes extraordinaires déterminèrent la mission simultanée de ces ambassadeurs à la cour de la dynastie des Chang? Fut-ce un appel des monarchies occidentales, une demande de secours contre la grande invasion qui semble s’ètre produite, dans le même temps, en Asie centrale et ou les historiens grecs ont vu, par erreur, la suite des conquêtes de Ramsès II? On ne sait; mais il est certain que depuis cette époque des relations, très intermittentes, il est vrai, firent connaître à la Chine les civilisations étrangères qui l’entouraient vers l’ouest. Cinq centsans plus tard environ, l’empereur Mou-Ouang, des Tcheou (1001-946) accomplit un voyage « dans les contrées situées à l’occident de la Chine » ; il fut ébloui par la somptuosité et la grandeur architecturales des villes qu’il y visita, et il ramena avec lui des architectes et des ouvriers dans le but de faire reproduire les merveilleux monuments qu’il avait admirés1. Quelles étaient au juste ces contrées et ces villes? Etait-ce la Médie, la Chaldée, l’Assyrie, Suse, Babvlone, Ninive? On ne sait non plus. Mais parmi les ruines qui ont permis de reconstituer les types principaux de l’architecture chaldéo-assyrienne, se trouvent précisément les restes de ces grandes tours à sept étages et à escaliers extérieurs dont la Chaldée et l'Assyrie avaient adopté la forme pour les plus grands de leurs temples. Ces monuments, tels que nous les montre la restitution

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