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STATUES D;ANIMAUX

Avenue conduisant à la sépulture des Ming, près Pékin. — xv« siècle.

bouddhiques. Telles sont les deux idoles gigantesques que l’on voit encore à Hang-tcheou et à Sin-tchang, dans la province du Tche-kiang. Sculptées dans le roc, dont elles se détachent presque entièrement, elles mesurent, l’une 40 pieds et l’autre 70. Toutes deux datent de la fin du vme siècle. L’élévation de ces statues nous donne lieu de croire qu’elles représentent non pas Çakya-Mouni, dont la taille traditionnelle est de

16 pieds, mais Maitreya, le Bouddha à venir, qui aura 60 pieds de haut quand il apparaîtra, dans trois mille ans, pour rappeler au monde les prédications oubliées du divin Çakya.

Ces deux figures, assez grossièrement taillées et mal proportionnées dans leurs formes, ont, dit-on, une certaine grandeur, une majesté calme et sereine ou se reflète vaguement la mansuétude infinie du Dieu à naître.

Les œuvres de cette dimension sont assez rares en Chine : elles sont d’inspiration directement indienne et ont été exécutées généralement vers les vme et ix' siècles de notre ère, c’est-à-dire dans le temps des grands pèlerinages bouddhiques.

Les artistes chinois continuèrent ainsi pendant quelque temps de reproduire, de copier servilement les idoles que, dans l’ardeur de leur foi nouvelle, les croyants des premiers jours étaient allés chercher sur les bords de l’Indus et du Gange.

Mais, par un singulier contraste, l’action du bouddhisme, qui fut si puissante sur l’art du bronze, qui renouvela le génie des ciseleurs chinois, qui leur inspira des œuvres si libres, si hardies et si sincères, — s’arrêta net dans la sculpture lapidaire, et la statuaire de pierre en demeura toujours à la première étape de son développement. En même temps, la production cessait et c’est à peine si nous avons quelques œuvres à signaler. Qu’on regarde les statues de la grande avenue qui conduit aux tombeaux des Ming (1420) ou de celle qui mène aux sépultures des Thsing (1644), qu’on étudie les bas-reliefs qui ornent les arcs de triomphe, les pagodes et quelques temples, palais ou tombes de Pékin,

LA PIERRE SCULPTEE. i+j

— la mcmc impression se dégage, celle d'un art incom-

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