‹ L'art chinoisChapitre 44 sur 106 · SI · texte numérisé non relu

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sont peut-être des prodiges de ciselure, des merveilles de patience et d'ingéniosité technique, mais ou l'inspiration et le goût font absolument défaut.

Les statuettes bouddhiques nous offrent les plus intéressants spécimens d’ivoire sculpté. La déesse Kouan-yin, en longs vêtementsaux plis enveloppants, la tête demi-voilée, s’avance, tenant à la main une tige de lotus : la physionomie est d’une grâce mélancolique, pleine d’onction, et la statuette exhale un charme tout mystique;

Ta-mo, drapé dans son linceul, et prêt d’atteindre à « l’intelligence parfaite » des bouddhas, traverse le Gange sur un rameau de bambou pour rentrer dans sa patrie : l’étisie des traits, l’émaciation du

corps, le tannage delà peau sont rendus avec un réalisme saisissant; mais le visage respire un calme supérieur, une absolue sérénité ; la princesse Ouen-tcheng, déifiée après sa mort, est assise sur un lit de nymphæas, la jambe droite pendante, une Heur épanouie à la main :

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