‹ L'art chinoisChapitre 50 sur 106 · CHU DE JADE · texte numérisé non relu

CHU DE JADE

LES PIERRES DURES

iC)

ogivale ou pointue à sa partie supérieure, « en symbole de leur soumission à l’empereur 1 ». La figure de la page 1 6 1 représente un fonctionnaire tenant un clin devant sa bouche; elle provient, comme celles des pages 162 et i63, du Kou-yu-thou , chapitre détaché du catalogue rituel appelé Po-kou-thou et qui fut composé au commencement du xm° siècle de notre ère. Signalons encore, parmi les insignes fabriqués en jade, les jou-y , sorte de sceptres qui, à l'origine du moins, furent usités surtout dans les cérémonies officielles.

(Voy. p. 298.)

Les femmes portaient à la cour des agrafes de robe et des épingles de tête, faites de jade aussi, et destinées à indiquer le rang qu’elles tenaient au palais.

Les formes et le décor de ces différents attributs ont varié suivant les dynasties. Nous reproduisons plus loin un bouton de parure officielle du temps des Ming (1368-1643).

Cette sorte de consécration, donnée au jade par les rites et par la philosophie chinoise, n’est pas la seule considération qui le fasse estimer à un si haut prix

i. Li-Ki ou Mémoral des rites, chap. xn. Voy. aussi le 7 clieou-Li ou Rites des Tcheou, passim.

dans l’Empire du Milieu. D’autres raisons, postérieures à celles-là et reflétant une certaine physionomie du caractère chinois, ont répandu ce goût pour la pierre de yii.

Un épicurisme très raffiné s’était, en effet, développé en Chine vers le vie siècle de notre ère: la civili-

Page 1