BRAN CH F. DE PIN FORMÉE D’UNE AGATE VEINÉE DE CALCÉDOINE
(Collection de M. le vicomte de Semallé.)
accomplis : la variété des motifs reproduits y révèle une finesse incroyable d'exécution, un sentiment décoratif exquis, et cette aisance de facture que la dureté de la matière semble interdire.
Le travail de certaines pierres plus tendres que le jade et les pierres de quartz a eu, de tout temps, en Chine, une grande importance.
Parmi ces pierres, la plus estimée est la stéatite ou pierre de lard , appelée par les Chinois huen ou hoache [graisse de pierre ).
La stéatite est une variété de talc, douce et savonneuse au toucher, à structure compacte, qui se laisse couper et tourner avec la plus
carpes de cristal de roche, orande facilité, mais
Collection de M. le vicomte de Semallè.) ^ un
poli parfait. Il y en a de plusieurs nuances : des blanches, pe-clie-tche , des violettes teintées de rose. kan-che-tche, des rougeâtres, tche-clie-tche , des isabelle, thao-hoa-tche (J, leur de pêcher). On en fabrique, en quantité considérable, des coupes, des vases, des porte-
LES PIERRES DURES
pinceaux, des bouts de pipe, des figurines religieuses, etc. Mais ces objets ont rarement une réelle valeur d’art.
COUP K d’onyx, provenant du palais d’été. (Musée de Fontainebleau.)
Notons encore quelques schistes à plusieurs couches qui sont parfois l’objet d’un travail ingénieux et délicat1.
i. Dès la dynastie des Tcheou (i i34-255 av. J.-C.), les Chinois savaient falsifier les pierres dures, le jade et certains quartz. Ils employaient à cet effet une sorte de verre ou plutôt de pâte d’émail fort dur, mais très fusible. Actuellement, l’industrie des pierres fausses est très perfectionnée.
LA CERAMIQUE