LA TECHNIQUE
Il résulté de documents historiques certains que. des l‘an 1 700 av. J.-C.. les Chinois connaissaient l'industrie de la poterie : ils fabriquaient ainsi des terres cuites destinées aux usages domestiques, sans valeur d'art.
Sous la dvnastie des Han. vers l'an 1S0 av. J.-C.. la céramique réalisé un premier progrès. On commence de faire alors des vases brillants. . ». » de couleur bleue... », réservés à l'Empereur* ». Ce n'était encore que des pi;ces cerumes sans transparence, enduites d'un email bleu. On donnait le nom de thso a ces produits.
1. Ci. K:ng-te-tck:*-tiiao-lom, • Histoire des porcelaines de K:aç-îe-tch:n ». Ce: ouvrage, publié en iSi5 par Tching-thinc- Kowri et traduit en i836 par Stanislas Jolies, est le premier qui ai: apporté sur la porcelaine chinoise des re-.se.gr.ements sérieux e: des -rues d'ensembie. Nous y renverrons souvent dans le cours ce ce chapitre. Nous nous référerons egalement à l’ouvrage de M. du Sarre . il Porceitme le Ckime Paris, i>m . S.gnaions encore. parmi les écrits qui nous ont fourni sur cesuiet des documents précis e: bien c-::rc unes, le livre de M. Frank» : Orientji pjrcHain and pottery London, 1 bps .
LA CERAMIQUE.
Puis, jusqu'à la tin du vnc siècle, l’industrie ce'ramique reste stationnaire. Sous les Thang (618-907 on voit apparaitre, dans l'arrondissement de Youëi-teheou, des vases Sont la matière « ressemblait tantôt au jade, tantôt à la glace ». Cette comparaison indique évidemment que ces produits avaient une certaine translucidité. On les recouvrait d’un émail qui était bleu, jaune ou noir.
Vers le milieu du ixe siècle, les céramistes de Ta-i, dans la province du Sse-tch'ouen, cherchant à perfectionner leurs procédés, parvinrent à produire des pièces « minces, solides et gracieuses, qui étaient de couleur blanche et rendaient un son clair1 . La porcelaine était inventée.
La porcelaine est un composé de deux parties distinctes : l'une, fusible, donne à la poterie la transparence qui est son principal caractère : elle est fournie par une roche pétro-siliceuse; on l’appelle pc-tim~tse. L'autre partie composante est infusible; c’est l’élément plastique de la porcelaine; elle sert de corps à la poterie et lui donne la propriété de supporter la température nécessaire pour vitrifier l'élément fusible. Cette matière est le kao-lin ; c'est de l'argile, presque pure.
Les limites de cet ouvrage ne nous permettant pas d'entrer dans le détail des opérations que subissent les pâtes avant d'être mises au four et pendant la cuisson, nous nous bornerons à les indiquer sommairement, en renvoyant le lecteur, curieux de renseignements plus complets, au livre que M. Deck a publié dans cette