AVÈNE - MENT
REMARQUES
Av. J.-C.
^ î Ping Wang ;g J. Houan Wang jH* -f* Tchouang W^ang iU ï «i Wang
La capitale est transportée de Tlao (Si-ngan-Fou) à Lo Yang (Ho-nan Fou) . Connue depuis sous le nom de dynastie des Tcheou de l'Est (770-481 av. J.-C).
^ ^HoueiWang • ^ ^ Siang Wang
Période mentionnée dans les Annales Tch'oiicn tsieou, réunies par Confucius 721-478 av. J.-C.
^ 5 K'ing Wang
[^ ^ K ouang Wang
^ ï '^'ing Wang ^ ^ Kien Wang ^ ï Ling Wang
Lao Tseu, fondateur du Taoïsme, était le gardien des annales dans la ville de Lo Yang à la fin du vi^ siècle.
^ ^ King Wang
Confucius vécut de 55i à 475.
^ ï I^ing Wang
JQ 3£ Yuan Wang
^ ^ ï TchenTing Wang ^^ ^ K'ao Wang
^Mï Wei Lie Wang ^ q^ Ngan Wang
Période de lutte entre ^les Etats (475-221 av. J.-C.) pendant laquelle les 6 états féodaux Ts'in, Ts'i, Yen, Tchao, Wei, et Han se battent pour posséder la suprématie.
^l\ 5 Lie Wang
^ î Hien Wang
Mencius vécut de 372 à 289.
^^T ChenTsingjWang
IfS ï Nan Wang
Se soumit au roi de Ts'in en 256.
^ff J^ ^' TongTcheouKiun
Régna nominalement jusqu'à 249 av. J.-C.
La dynastie des Tcheou, à qui l'habileté politique du roi Wen et les prouesses militaires du roi Wou valurent de si glorieux débuts, fut consolidée sous le règne du roi Tch'eng. Ce dernier n'avait que treize ans quand il accéda au trône ; la régence échut à son oncle Tan, duc de Tcheou, Fun des personnages les plus célèbres de l'histoire ; sa vertu, sa sagesse et les honneurs qu'il reçut Tégalent presque aux
INTRODUCTION HISTORIQUE ii
grands chefs de l'antiquité, Yao et Chouen. Il édicta les ordonnances de l'empire, dirigea fermement sa politique, et dans toutes ses actions se montra le bon génie de la nouvelle dynastie, pendant le règne de son frère, le roi Wou, qui lui conféra la principauté de Lou, et pendant la première partie du règne de son neveu, le roi Tch'eng.
On trouvera l'image de ce jeune souverain dans la figure 5, empruntée à un autre des bas-reliefs de la dynastie des Han ; il est assis au centre d'une plate-forme élevée, tandis qu'un serviteur tient un parasol au-dessus de sa tête. Agenouillé à gauche se tient son oncle, l'illustre duc de Tcheou, accompagné de deux assistants portant les tablettes de leur charge ; debout à droite il faudrait voir, d'après les inscriptions relevées sur des figures analogues et de la même époque, le duc de Chao, un autre oncle du jeune prince, également régent, premier prince féodal de Yen, dont la capitale se trouvait sur l'emplacement du Pékin moderne ; ce personnage est également accompagné de deux fonctionnaires.
Le partage du pays en fiefs héréditaires, conférés à des membres de la maison royale et à des représentants des anciennes dynasties, conduisit au désastre finale Tandis qu'augmentait la puissance des feudataires, celle du pouvoir central déclinait, jusqu'à devenir incapable de résister aux assauts des tributs barbares du sud et de l'ouest.
Mou Wang leur enleva pourtant les forteresses des montagnes, et la légende veut que son cocher Tsao Fou et ses huit fameux chevaux l'aient mené sur toutes les routes déjà foulées. Ses campagnes restèrent sans résultat, mais les détails de ses voyages et en particulier sa réception par la Si-wang Mou, la « Mère royale de l'Ouest » , dans le palais féerique de la montagne K'ouen-Louen, sont devenus les sujets favoris de l'art chinois^; de même, on représente souvent ses huit fameux
I. On compte jusqu'à i5o de ces états feudataires. — iV. d. t. 1. Voir la note, page 42. — N. d. t.
la L'ARï CHINOIS
ch-evaux, dont chacun possédait un nom spécial, sculptés en jade (voir fig. 96) ou décorant les vases de porcelaine.
Le roi Siuan, chef valeureux, résista avec succès aux envahisseurs ; mais dix ans environ après sa mort, la capitale fut prise par les tribus barbares, et en 771 avant Jésus- Christ, son fils et successeur, le roi Yeou, fut assassiné. Le règne du roi Yeou est mémorable par la mention, faite dans le livre canonique des Vers, d'une éclipse de soleil, le 29 août 776 avant Jésus-Christ; ce fut la première d'une longue série d'éclipsés qui servent de points de repère chronologiques certains à Fhistoire postérieure de la Chinée
Son fils et successeur régna dans la capitale nouvelle, Loyang, et la dynastie, désormais connue sous le nom de dynastie des Tcheou de l'Est, y demeura; bientôt cependant son autorité ne fut plus que l'ombre d'elle-même, malgré tous les efforts de Confucius et de Mencius pour raffermir les droits légitimes de la race. Les barbares envahisseurs furent chassés un moment par l'alliance des deux états féodaux de Tsin et Ts'in, à qui l'ancienne capitale fut cédée et qui en arrivèrent dans la suite à supplanter la dynastie des Tcheou.
Pendant le vif siècle avant Jésus-Christ, le pouvoir suprême de l'empire fut exercé par une confédération de princes féodaux. La période qui s'étend de 685 à 691 est connue dans Thistoire sous le nom de période des Wou Pa, ou des « Cinq Chefs » qui, chacun à leur tour,
I. Voici une traduction de la poésie empruntée au Livre des Vers [Che- King, le troisième des livres sacrés des Chinois) et se rapportant à cette éclipse :
« Pendant la conjonction de la dixième lune avec le soleil.
Le premier jour du cycle nommé sin mao,
Il y eut quelque chose qui mangea le soleil :
Ce fut du plus mauvais augure.
Cette lune que nous voyons s^obscurcit.
Ce soleil que nous voyons s'obscurcit,
Et le pauvre peuple d'ici-bas
Eut un sort triste et déplorable », etc..
INTRODUCTIOIN: historique i3
jouèrent le rôle de soutiens du gouvernement du Fils du Ciel. Ce furent :