VSPECT DOGMATIQUE DE L'ART
Mais cet aspect triomphal n'est que le vêtement extérieur des figures de l'art chrétien : plus que jamais elles offrent aux fidèles un enseignement dogmatique
et les scènes représentées ne sont pas une simple commémoration historique : une intention apologétique se cache dans les moindres détails de leur composition. C'est ainsi que le cycle de l'Ancien Testament, qui avait fourni les bibles illustrées du Ve siècle, disparaît pour toujours des églises byzantines. Aux yeux des théologiens la véritable histoire de 1 humanité commence avec le nouvel Adam, avec le
Phol. Alman.
Fig. 47 — Le Christ glorieux accueille saint Vital et l'évêque Ecclesius 1522-532 Mosaïque absidale de Saint-Vital de Ravenne.
Christ. « Entre le premier et le nouvel Adam la nuit s'étendit sur le monde », dira un théologien du xiv* siècle '. On ne garde de l'Ancien Testament que certains sujets symboliques, comme le Sacrifice et la Philoxénie d'Abraham", et son iconographie ne se maintient que dans les chapelles sépulcrales d'Egypte (l'histoire de David à Baouit . dans les manuscrits illustrés de la Bible et du Psautier (PI. II), et sur des œuvres d'art décoratif3. Tels sont les plats d'argent à destination liturgique) du trésor de Kérvnia ile de Chypre I , dont le style révèle bien les deux tendances qui se