I. ASPECT DOGMA riQUE DE L'ART
partagent l'art chrétien'. Sur les plus petits régnent toute la liberté, toute la grâce du paysage alexandrin : David tuant l'ours, David déchirant le lion pose son genou sur la croupe de l'animal avec le même geste que Mithra égorgeant le taureau. La composition des plus grands au contraire David devant Saûl, onction de David, équipement de David, etc.. est conforme aux données de l'art triomphal : un por-
Fig. 48. — Evangéliaire de Zagba Mésopotamie1, exécuté par le moine Rabula en 586. f- 11 v. A gauche La Communion des Apôtres. A droite : L'entrée à Jérusalem. Florence, Laurentienne.
tique interrompu par une archivolte forme le fond du tableau, les personnages sont groupés avec symétrie etSaùl. la tête nimbée, siégeant sur son trône, a le costume et l'attitude d'un basileus du vie siècle".
L'ornementation du chœur de Saint- Vital de Ravenne n'est pas seulement un
1. Découvert en 1899 et 1906; une partie est au British Muséum, l'autre dans la collection Pierpont Morgan à New-York. Dalton. Byzantine Art, 1912. p. 98-105 Diehl. Art byzantin, p. 294-295. L Bréhier. L'Art byzantin, p. 124.
2. On peut rapprocher du plat où Saûl apparaît sur son trône le bouclier de Théodose Madrid. Académie royale qui est aussi une œuvre d'argenterie syrienne d'une Jate pins ancienne çEo du rv* siècle .