‹ L'art chrétienChapitre 17 sur 442 · Dielionn. Archéol. chrét., I · texte numérisé non relu

Dielionn. Archéol. chrét., I

6 Découverts à Cartilage par le Père Delattre. A vrai dire, ces statues paraissent avoir été dressées, mais elles n'en offrent pas moins une analogie curieuse avec les « gisants » du moyen âge. Parmi les symboles de la vie future dans l'art païen, Mrs A. Strong {Apotheosis and ajier life. Londres. 1915) cite 1 aigle, la pomme de pin d'Attis, les légendes de Persée et d'Andromède, les figures dionysiaques, les Néréides, les griffons, les signes du Zodiaque, les Saisons. On peut y ajouter l'enlèvement de Proserpme souvent traité sur les sarcophages.

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dans la salle émaillée de fleurs où s'accomplit le festin céleste*. Sans les inscriptions on eût pu attribuer cette scène au christianisme .

De même il est difficile de savoir à quelle secte appartenait l'hypogée découvert à Rome en l'.'l'.i près du Viale Manzoni. Douze portraits de personnages en toge blanche à a clavus > de pourpre ornent les parois et l'on aperçoit à la voûte l'effigie du Bon Pasteur '.

Enfin les Juifs eux-mêmes, en dépit des prohibitions rigoureuses de leur loi, avaient fait appel à des artistes pour orner leurs hypogées et même leurs synagogues. Les nécropoles juives de Carthage sont ornées de peintures représentant des rinceaux, des ceps de vigne, des génies aux ailes éployées, des amours vendangeurs, des cavaliers et quelquefois le chandelier à sept branches'. Il en est de même à Rome où l'on trouve dans les cimetières juifs toute espèce d'animaux, paons, coqs, chevaux ailés, les figures des Saisons, une Victoire, etc.. In fragment de sarcophage romain montre le chandelier à sept branches au milieu de motifs profanes, Victoires. Saisons, vignerons foulant la vendange1. Les parois de l'hypogée juif de Palmyre, daté de 259, sont décorées de peintures mythologiques et de portraits des défunts dans des médaillons soutenus par des Victoires ailées. Une femme, avec un enfant sur son bras gauche, a l'aspect d'une madone chrétienne5. Des décors analogues couvrent les tombeaux rupestres païens de Sidon et de Tyr explorés par M. le Dr Contenau en 1914 et en 1!)21 par Mmc Denyse Le Lasseur. Les portraits des défunts y apparaissent au milieu de jardins plantés d'arbres et semés de fleurs; des guirlandes ornent les murailles et le thème des Victoires s'y rencontre*.

L'art juif ne se bornait même pas au domaine funéraire : on a la preuve que les synagogues étaient pavées de somptueuses mosaïques. Parmi les plus remarquables il faut citer celles de Tell-Hum près d'Alexandrie7 et celles d Hamnàm-Lif (Afrique du Nord où l'on trouve une variété extraordinaire d'animaux*. Bien plus, les Juifs ne répugnaient même pas à laisser représenter certains épisodes de l'Ancien Testament. Il est difficile de savoir si les célèbres caricatures de Moïse sauvé des eaux et du jugement de Salomon. découvertes à Pompéi. ont été inspirées par des œuvres réelles. Un témoignage plus décisif est celui des monnaies

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