L'ORNEMENT ORIENTAL
exemple, sont de véritables musées de tissus orientaux1 (fig. 100 . Orbiensouvenl les sculpteurs, les peintres, les ivoiriers de I époque romane interprétèrent dans leurs (envies les modèles qui leur étaient ainsi fournis. C est ainsi que les lions ailés au milieu des rinceaux du calendrier de marbre, sculpté à Naples en 850, sont inspirés d'une étoile sassanide ". Le motif, si banal dans l'art oriental, des animaux affrontés autour du « hom »
assyrien ou arbre de vie. orne un grand nombre de miniatures ou de chapiteaux'. Une même étoffe a dû servir de modèle à un basrelief du musée de Toulouse et à des chapiteaux byzantins de Trébizonde et de Saint-Marc de Venise : sur tous ces monuments on retrouve les mêmes oiseaux alternativement affrontés et adossés avec les queues s'entre-croisant '.
C est à l'Orient qu'on doit la faune fantastique des bestiaires, les êtres monstrueux, animaux à deux tètes ou à deux corps avec une seule tête, oiseaux à tête humaine, etc., qui grouillent sur les chapiteaux et les reliefs des pieds-droits. Sur un chapiteau de Glaine-Montaigut Puy-de- Dôme), de chaque côté d'un beau nœud d'entrelacs, quatre oiseaux.
la tête renversée, mordillent deux masques barbus formant volute : c'est bien la disposition caractéristique des ornements d une étoffe persane ifig. 101 . De même deux dragons entre-croisés et affrontés sur un chapiteau du cloître de Silos (Castille) ont le même mouvement que les deux lions qui ornent un vase sassanide du Cabinet des Médailles b. L'aigle enlevant un animal dans ses serres, familier à la sculpture
Fig. 101. — Chapiteau de l'église de Glaine-Montaigut
(Puy-de-Dôme;, XIIe siècle.
Sirènes. Oiseaux adossés et mordant la barbe d'un mascaron.