LA LEGENDE DE LA CHOIX
ses extrémités deux enroulements dans lesquels on distingue les figures du Soleil e1 de la Lune, accessoires classiques de la Crucifixion. Les corbeilles sculptées d'Ainay sonl contemporaines de la consécration de l'église 1107 el montrent la popularité qu'avait la légende de la Croix des le début du xn' siècle.
C'est dans le même espril que la visite de la reine de Saba à Salomon est opposée à l'Adoration des Mages ', qu'Abraham reçoit de Melchisédech un pain
Fig. 121. — Interprétation allégorique de la Bible. Façade de Notre- Dame la Grande à Poitiers.
xn'' siècle.
Faute d'Adam et Eve. — Prophètes. — Annonciation.
timbré d'une croix comme une hostie ipeinture de Saint-Savin), qu'Isaac porte sur ses épaules la croix au lieu du fagot traditionnel 2. que les douze apôtres sont placés en regard des douze tribus d'Israël0. Mais surtout ce fut à Saint-Denis que l'abbé Suger 1^1122-1152! créa un nouveau symbolisme plus systématique, plus raffiné que tout ce qu'on avait vu jusqu'alors'. Le piédestal de la grande croix d'or qu'il avait fait exécuter par les orfèvres mosans, dont Godefroy de Claire était le chef,
1. Groningue. Zéitschrift fur christliche Kunst, octobre 1912 .
2. Mosaïque de Reiras (Jadart, Bulht. Archéol. du Corn, des T. H . 1892. pi. XXIV).
3. Diptyque d'ivoire partagé entre la collection Martin Le Roy et le musée de Berlin.
4. Mâle. Art religieux au XII' siècle, ch. v. Suger et son influence.