J48 LE BAPTÊME DE JÉSUS
Hérode1, puis Hérode conférant avec 1rs docteui's de la loi*, enfin sur un chapiteau d'Autun les trois mages dans le même lit drapé dune somptueuse couverture et liés par fange qui leur enjoint de repartir sans avoir revu Hérode .
On trouve aussi dans 1 art roman deux interprétations de la Présentation au Temple. 1 une conforme à la tradition eérémonielle de l'art byzantin, avec 1 autel du Temple séparant la Vierge qui tient Jésus et Siméon qui le reçoit en s inclinant profondément, les mains dissimulées sous un voile', l'autre beaucoup plus libre et animée, avec une intention symbolique. Siméon n est plus séparé de Marie par l'autel et son voile d'étiquette a disparu : il prend Jésus dans ses bras8 et parfois même le place sur l'autel8. Le Massacre des Innocents et la fuite en Egypte ont ele des sujets de prédilection qui ont inspiré des compositions pittoresques. Dans une initiale du Sacramentaire de Drogo un soldat saisit un enfant par les cheveux, un autre tue sa victime agenouillée, tandis que trois mères assises, leurs enfants morts sur leur sein, lèvent les mains au ciel et s'arrachent les cheveux. Sur un chapiteau du musée d'Aix les soldats romains portent le haubert des chevaliers du xii siècle. Un bas-relief du porche de Moissac montre la Sainte Famille en fuite, la Vierge et l'Enfant assis sur l'âne que conduit saint Joseph ; ils vont entrer dans une ville d'Egypte dont on voit les édifices avec des clochers semblables à ceux des églises romanes : à leur approche les idoles placées sur les murs de la ville sont renversées et une ligure disproportionnée gambade d'une manière désordonnée, la tète en bas; l'épisode est emprunté aux apocryphes.
Le Baptême, qui marque le début de la Vie Publique, a toujours, à cause de sa valeur symbolique, la même faveur qu'autrefois. Non seulement il est associé aux scènes de l'Enfance, mais il est traité isolément sur les portes des baptistères ou les cuves baptismales. Certains manuscrits carolingiens, le Sacramentaire d'Autun, celui de Drogo. au xn" siècle, une miniature de 1 Hortus deliciarum, restent fidèles à la tradition hellénistique et montrent le Christ nu. les bras pendants au milieu du Jourdain figuré par des lignes horizontales, tandis que Jean- Baptiste et les anges sont placés sur la berge plus haut que le Sauveur. Le Christ est représenté parfois avec le visage barbu et la main bénissante. Lhie tradition toute différente apparaît dans la sculpture romane : le Baptiste et le Christ sont au même niveau et les flots du Jourdain s'élèvent en formant une sorte de dôme de lignes striées, parallèlement autour du corps de Jésus qui cache son sexe avec sa