‹ L'art chrétienChapitre 333 sur 442 · I \ PASSION · texte numérisé non relu

I \ PASSION

Mater Omnium » distribuant des chapelets à Ions les membres delà chrétienté

nouilles sous son manteau fig. 222 . Au contraire à Taggia Alpes-Maritimes),

Marie, le chapelet aux doigts, rsl assise sur un trône avec 1 Enfant Jésus sur les

genoux : suint Dominique el une martyre lui présentent le pape suivi du clergé,

I empereur avec les laïques agenouillés1.

A la même époque se forment des confréries de Notre-Dame des Sept Douleurs, dont l'image votive, créée en Flandre, montre Mûrie, la poitrine percée de sept glaives, réunis en un faisceau ou rayonnant en '^t. \ '^SrM. auréole el terminés parfois pai des médaillons repré

j sentant les douleurs de la Vierge2. Cette représenta-

tion, <|ui date de la lin du xve siècle, montre bien les W ', *M excès produits par la recherche de réalisme à tout prix

([in s imposai! a I art religieux.

Mais c'est surtoul dans les images de la Passion,

Wp* là *r^Ê où la douleur de la Vierge est associée intimement à

y *M f k SJ celle du Christ, que 1 ail du xve siècle a déployé toute

ML <^H^* la puissance de ses moyens d'expression. On a pu dire

Qp ' -n. l TM^^ ([ne le récil de la Passi 'I:iil devenu le sujet central

^v de l'iconographie religieuse ; c est ce sujet qui couvre de préférence les retailles sculptés où s'agitent des centaines de personnages comme sur les calvaires bretons du xvi° siècle. Aux thèmes déjà fournis par l'art italien et les Méditations sont venus s'ajouter les motifs dus à la littérature mystique, révélations de sainte Brigitte, Passion de Tauler, etc.. La Passion est partout à cette époque: c'est pour s'associer aux souffrances du Christ que des confréries de flagellants se déchirent dans les rues à coups de fouets : lorsque, à la fin du xiv" siècle, Philippe de Mézières veut fonder un ordre de chevalerie pour reconquérir la Terre Sainte, il l'intitule Tordre de la Passion du Christ: au XVe siècle le mystère de la Passion, auquel prenaient part des centaines de figurants et dont la représentation durait plusieurs jours, devint le spectacle par excellence.

Il n'est donc pas étonnant que l'art septentrional ait amplifié encore les thèmes douloureux qu'il avait reçus de l'ail italien. Une figure nouvelle qui, celle-là, a pu être inspirée par faction dramatique, est celle du Christ, les mains liées par une

Fig 224. — Christ attendant le supplice Clôture d'une chapeïle de la cathédrale de Rodez, fin du xv' siècle

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