PROGRAMMES NOUVEAUX D'ORNEMENTATION
loi nouvelle : la voûte annulaire esl au contraire garnie de rinceaux de vigne et à la coupole, à côté de scènes bibliques, se déroulait un véritable décor pompéien d'amours se jouant sur de légers esquifs au milieu <1 un peuple de cygnes et <l nuimaux aquatiques.
De même lorsque saint Paulin consul en .'!7<S. puis évêque de Noie . construisit en 102 plusieurs basiliques en l'honneur de saint Félix, il traça dans une lettre à Nicétas, évêque des Daces, le programme de leur décoration. Or il donne son projet comme une nouveauté et annonce qu'il substituera aux scènes profanes qui couvrent les églises des sujets d'édification. Les Cycles de l'Ancien et du Nouveau Testament orneront deux basiliques distinctes : dans l'abside une mosaïque représentera la Trinité d'une manière symbolique'. On voit donc que c'est seulement au début du Ve siècle que l'on a définitivement adopté le cycle biblique pour la décoration des églises : auparavant des scènes profanes couvraient les murs et les absides seules recevaient une ornementation religieuse. Un demi-siècle plus tard, en 450, l'épouse de Namatius, évêque de Clermont, faisant peindre les murailles d'une église dédiée à saint Etienne, tenait la Bible à la main et indiquait elle-même aux artistes les sujets qu'ils devaient représenter ". La tradition était donc lixée et les sujets profanes expulsés des murailles étaient réservés aux pavements en mosaïque : on eût regardé en effet comme inconvenant de figurer des scènes sacrées sur des pavements destinés à être foulés aux pieds. Des tentatives de ce genre avaient cependant été faites, puisqu'une loi de Tbéodose et Valcntinien du 17 mai 427 interdit sous les peines les plus graves de placer limage du Cbrist sur le sol '. En l'ait, les pavements des Ve et vic siècles représentent des animaux ou des allégories (mois, saisons, vents), comme les belles mosaïques de Serdjilla Syrie centrale, datée de 47.'! '. de Kabr-Hiram, près de Tyr 5, de Rusgunia> baie d'Alger)6. Sur le pavement de la basilique de Mâdaba pays de Moab) on voit une carte de la Palestine, où les villes sont figurées avec leurs rues à portiques et leurs monuments, d'une manière très pittoresque '.
Les mêmes hésitations se manifestent sur le mobilier liturgique. Vi\ petit calice