LE NIMBE
symbole d'apothéose. Des peintures <lu nï siècle découvertes en 1921 ' à Salihîyeh, située sur I Euphrate entre Bagdad et Alep et décorant la chapelle d'une forteresse romaine, montrent le tribun Julius Terentius sacrifiant à la tête de ses soldats devant trois e l"f ï jj; i c s. qui portent le costume militaire des Césars et dont la tête se détache sur un large nimbe d'or2. Le nimbe esl usité couramment sur les monnaies de Constantin et les empereurs byzantins en gardèrent la tradition comme signe de la majesté impériale (. 11 esl difficile de savoir à quel moment le nimbe s'introduisit dans l'art religieux. Sur tous les sarcophages occidentaux du iv' et du v siècle le Christ est représenté sans nimbe et il en est ainsi sur la lipsanothèque de Brescia et sur le calice d'Antioche collection Kouchakgi . l'n nimbe uni est attribué au Christ du coffret d'argent de Saint-Nazaire de Milan exécuté avant .'Î<S2 . au Bon Pasteur du mausolée de Galla Placidia 450 Bg. 22 . au bélier symbolique d'un sarcophage du même édifice fit». 21 . à la Madone et à l'Enfant Jésus d'un chapiteau de Ravenne (ve siècle). A la porte Sainte-Sabine le nimbe est remplacé par le monogramme accosté de l'a et de l'ai. Enfin l'usage prévalut de distinguer le Christ par le nimbe timbré d'une croix accostée parfois de l'a et de l'co, dit nimbe crucifère, et de réserver le nimbe ordinaire aux autres figures du monde céleste. On en trouve des exemples au iv° siècle sur le sarcophage de Soulou-Monastir musée de Berlin)' et sur un plat émaillé de provenance égyptienne (British Muséum) dont il sera question plus loin. Quant au nimbe carré qui apparaît sur quelques monuments au V siècle, il désigne un personnage encore vivant".
1. J -H. Breasted et F. Cumont. Peintures d'époque romaine dans le désert de Syrie. Syria, III. 1922. p. 200. pi. XLVIII, et Cumont. Monuments Piot. XXVI. 1923.
2. D'après M. Clermont-Ganneau. ils pourraient représenter les trois grands Dieux de l'almyre