VERRES DES CATACOMBES
le plus précieux la coupe de Podgoritza, au Musée de l'Ermitage (fig 28), non certes que le travail en soit beau : c'est une œuvre de barbares, mais l'époque en est ancienne (ive siècle)
et l'iconographie des
plus riches. On y reconnaîtra Jonas, Adam et Eve, Lazare, M oï s e frappant le rocher, Daniel, les trois jeunes Hébreux dans la fournaise, Suzanne, et, au cent r e, le sacrifice d'Abraham. Les inscriptions elles-mêmes ont leur importance. Au-dessus de la scène du rocher d'Horeb, on lit :
« Pierre frappe le rocher; les eaux commencfent à courir. » N'est-ce pas la reproduction d'un symbole dont nous avons vu déjà la fortune? N'est-il pas curieux aussi de trouver ces phrases : « Jonas est délivré des entrailles du monstre ; Suzanne de la calomnie; Daniel de l'antre des Uons; les trois enfants de la fournaise ? » Ce sont les termes mêmes des plus anciennes liturgies funéraires.
Il est, au musée chrétien du Vatican, de remarquables verres taillés.
Mais ce sont les verres dorés qui méritent le plus de retenir notre attention. Le nombre de ceux que nous avons conser-