‹ L'art chrétien primitifChapitre 16 sur 80 · INTRODUCTIO DE PEREGRINA · texte numérisé non relu

INTRODUCTIO DE PEREGRINA

vés dépasse quatre cents. Ils ont été presque tous retrouvés dans les cimetières, collés au plâtre des loculi, en sorte qu'on

peut déterminer assez facilement les limites chronologiques de leur fabrication. Les plus anciens ne remontent pas au delà du iii® siècle. On n'en connaît pas qui soient Il plus tardifs que le commencement du V®. Leur ensemble est donc d'une date par elle-même importante. Enfin, les compositions gravées ou découpées que montrent ces feuilles d'or sont variées au point de constituer une sorte de sommaire de l'iconographie cimétériale. On comprend de quel secours elles sont pour l'interprétation des fresques, quelle source inestimable elles constituent pour compléter le corpus des images, famihères aux premiers chrétiens, dont les peintures cimétériales, trop souvent détruites ou encore inconnues, n'offrent point l'entière intégrité! C'est ainsi que nous y trouvons : Joseph dans la citerne, le retour des espions du pays de Chanaan, le martyre d'Isaïe, la vision d'Ézéchiel, Daniel empoisonnant le dragon, de nombreuses scènes de la vie du Christ et des saints (fig. 29 et 30). Au surplus, il est

-I^ oX^:^^ A J ' • Ï^IG. 30. VERRE DORÉ.

des séries de verres dores qui

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