‹ L'art d'aimer: poeme en trois chantsChapitre 13 sur 20 · XIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XIV AVANT-PROPOS

famille ' . » Je cherche en vain la pitié, et je ne vois que l'ironie chez Végoïste favori du roi de Prusse, La mort vint enfin, en ijjS, arracher GentU Bernard à ce monde qu'il avait déjà entièrement oublié, et il expira à Choisy, entouré des images et des tableaux voluptueux qu'il avaà rassemblés avec tant de plaisir et de goût, mais qui, à la dernière heure, ne rappelaient à ce vieillard usé ni Us chers souvenirs de la jeunesse trop vite envolée, ni la mémoire de celles qui avaient pris, sans U trouver jamais rebelle,tous les instants de sa vie. Le chantre de /'Art d'aimer quitta la terre ainsi qu'un lieu de fête, sans regrets comme sans haine, le souvenir de toutes choses s'étant depuis quatre années effacé à jamais de son esprit. Jours de tristesse ou de joie, de fortune et de misère ^ rien n'avait existé pour lui à partir de l'heure fatale à laqûeUe il avait regardé avec des yeux troublés et hagards la fille de Richelieu, à laquelle il venait rendre un galant hommage. A cette fin navrante de Bernard il y a presque une compensation, et il est doux de penser que celui qui avait y au début de la w, connu les

I . Lettre à M. de La Harpe du 2 5 février 1771. Voir encore celle du 9 août de la même année^ adressée à M, le comte d*Argental.

AVANT-mOPOS XV

privations tl Us jours difficilts, ne joignit pas à une catastrophe sans remlde un malheur plus terrible encore, en ajoutant un nom dt plus à la Uite déjà longue des polies qui sont morts apris avoir connu toutes tes misères, et qui ont une place douloureuse dans ^inépuisable martyrologe des lettres.

F. DE Marescot.

UART D'AIMER

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