SIXIÈME JOUR DU QUATRIÈME AGE
Vingt-unième de Véducation des vers à soie,
36 livres de feuille mondée suffisent pour cette journée.
n est facile de s'apercevoir où et en quelle quantité elle doit être distribuée.
Depuis la veille les vers ont conunencé à se rapetisser, parce qu'ils se sont vidés avant de s'assoupir.
La couleur verdâtre de leurs anneaux a disparu , et leur peau semble toute ridée.
SEPTIÈME JOUR DU QUATRIÈME AGE , Vingt-deuoDiéme de V éducation des vers à soie.
Les vers s'éveillent dans cette journée et accomplissent leur quatrième âge.
En nous résumant, faisons les observations suivantes :
Dans sept jours à peu près » les vers ont accompli la quatrième mue.
Ils ont consommé , pendant tout ce temps , 900 livres de feuille mondée , et si nous ajoutons à ce poids 1 35 livres d'épluchures , nous aurons im poids total de 1,035 livres de feuille, qui, partagé en cinq parties, donnera 207 livres de feuille par once d'œufs.
Ce n'est pas ici le lieu de s'occuper de la diminution en poids que subit la feuille par Tévaporation de l'humidité , depuis le moment qu'on la cueille jusqu'à celui qu'on la pèse et qu'on la met sur les claies. Nous en parlerons dans la suite (Chap.XIV).
Dans les sept jours du quatrième âge , les vers ont grandi d'un demi-^pouce , et ont augmenté de plus de quatre fois leur poids.
Après la troisième mue, 144 de ces insectes pesaient une once ; maintenant il n'^ faut que 35 poiM* le même poids.
Au sortir de cette mue , ils sont d'une couleur plus foncée; elle est grisâtre, s'approchant du roussàtre.
Pendant tet Age , il iaut alhimw des copeaux trois ou quatre fois par jour dans les cheminées pratiquées aux angles de la diambre ; on peut aussi employer de la paille sèche, parce qu'on ne doU
avoir d'autres tues que d'aster Tair par beaucoup de flamme, et d'augmenter momentanément la clarté de la chambre , sans intention de la réchauffer. Lorsqu'il s'agit d'établir un degré de chaleur constant dans Tatelier, on emploie les poêles , ou on brûle de gros bois dans les cheminées.
Lorsqu'on brûle les copeaux ou la paille , il faut laisser ouverts au moins les soupiraux supérieurs ou ceux du pavé, afin que Tair s'agite doucement partout.
Si la température du dehors n'est pas froide, et qu'il ne fasse pas de vent , on peut aussi ouvrir les portes et les fenêtres. Lorsque la température intérieure s'est abaissée d'à peu près un demidegré par l'introduction de l'air extérieur, il faut fermer les portes et les fenêtres ; on laisse les soupiraux ouverts , de cette manière la température remonte.
Si , au lieu de volets , on a des jalousies ou des persiennes, on doit ouvrir les vitres.
n faut que les personnes qui servent Tatelier y respirent avec la même facilité que si elles étaient au grand air ; elles n'y doivent trouver d'autre différence que celle qu'il y a entre la température intérieure et l'extérieure.
D'après cela , si l'on s'aperçoit que l'air intérieur devient un peu pesant, on fera de la flamme pour renouveler l'air.
Dans mes ateliers, l'air intérieur est plus agréable
h FodoFat que rextérieur, à cause de la bonne odeur que répand la feuille.
Nous verrons au chapitre XIII que la construction des ateliers doit être telle , qu'on puisse facilement et promptement prévoir et porter remède à tout ce qui peut contrarier les opérations.