CHAPITRE VIL
De l'éducation des vei^s à soie dans la première période du cinquième âge^ c'est-À-dire jusqu'au moment qu'ils se disposent à monter.
Le cinquième âge des vers à soie est le plus long et le plus décisif; il exige autant les lumières de rhomme instruit que les soins du magnanier exercé, parce que l'art d'élever ces insectes ne peut , comme beaucoup d'autres , se perfectionner sans l'application des sciences physiques.
Je n'entends pas cependant faire ici de la science; je désire seulement rendre populaires quelques vérités dont l'éducateur qui a du jugement peut facilement faire lui-même l'application , pour se garantir, dans tous les cas , des pertes que l'homme le plus exercé dans cet art ne peut être sûr d'éviter, s'il ne les connaît pas.
En conséquence , avant de reprendre et de continuer la description des soins journaliers des vers à soie , je ferai les observations suivantes :
Si les vers meurent dans le premier âge , la perte est petite, parce que la dépense cesse bientôt, et qu'on peut vendre la feuille qu'on avait gardée ; si , au contraire , ils périssent dans le cinquième âge , la perte est considérable, parce qu'il y a déjà eu beau-
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coup de feuille consommée , qu'on a payé des journées d'ouvrier, et qu oa a fiait d'autres dépenses : d'ailleurs on voit s'évanouir Tespoir d'un gain sur lequel on avait eu plus ou moins besoin de compter.
Il s'agit donc de bien connaître quelle est la condition des vers dans le cinquième âge , pour savoir comment on doit se conduire pour les conserver sains et vigoureux , malgré toutes les contrariétés » soit de l'atmosphère , soit produites par d'autres causes.
A mesure que, dans le cinquième âge, les vers grossissent , il se déclare contre eux trois ennemis qui , selon qu'ils sont plus ou moins forts et réunis dans l'atelier, peuvent les affaiblir de manière à les faire périr promptement^
Ces ennemis sont :
^'^ La presque incroyable quantité de vapeur aqueuse qui se dégage chaque jour de ces insectes par la transpiration et l'évaporation de la feuille qu'on leur distribue (Chap, XIV) ;
^ Les émanations méphitiques et mortelles qui se dégagent chaque jour de ces vers , de leurs excréments , de la feuille et de ses restes (4) ;
{{) On sera surpris d'apprendre combien est grande la quantitë d*air méphitique non propre à la respiration , et par conséquent mortel, qui se dégage des vers à soie, pailiculièrement au cinquième âge, dans un atetier de cinq onces d'oeufs.
Qu'on mette une once de fumier pris de dessus les claies dans luae bouteille qui puisse contenir une livre et demie d'eau; qu'on bouche hermétiquement cette bouteille; six ou huit heures après , selon
3"* La qualité humide et chaude de Fair atmosphérique, ainsi que la ehaleur étouffée de Tatelier pendant le cinquième âge.
Ces trois ennemis nuisent aux vers à soie de trois manières :
4** Si les Tapeurs aqueuses produites par la feuille et par la transpiration de l'insecte sont accumulées dans l'atelier, elles tendent sans cesse à relâcher la peau du ver ; cet organe perdant alors une partie de son élasticité , l'insecte se trouve dans un état de torpeur, son appétit diminue, le mouvement de ses organes sécréteurs se ralentit, et des maladies de divers genres, et même la mort, en sont la conséquence (Chap.XII);
2"* Les émanations méphitiques qui se dégagent
le degré de température^ l'air respirable que la bouteille contenait 8*est vicié et se trouve converti en un air mortel.
Pour s'en assurer, il suffît d'ouvrir la bouteille et d'y placer aussitôt un petit oiseau; il tombera à l'instant en asphyiie^et mourra si on l'y laisse quelques moments. Si^ au lieu d'un petit oiseau, on y introduit une petite bougie allumée^ elle s'éteint. Ces phénomènes n'auraient pas eu lieu ^ si on avait fait ces expériences avec une bouteille dans laquelle il n'y aurait eu que de Tair atmosphérique.
IKaprès cela il est clair que, lorsque, dans le cinquième âge^ l'atdier dont j'ai parlé plus haut contient 1,200 livres et plus de fumier, cette quantité peut vicier, chaque huit heures à peu près, un Yolume d'air égal à celui que peuvent contenir 16,800 pintes de Paris , c'est-à-dire des bouteilles de deux livres , et dans un jour cette quantité de fumier en vicierait un volume de 50^400 pintes.
Cette observation suffira sans doute pour faire sentir c(»nbien fl est nécessaire de se délivrer du mauvais air à mesure qu'il se dégage, en le renouvelant continuellement et doucement.
du corps de Tinsecte et de la feuille , rendant la respiration difficile , produisent les mêmes effets ;
3** L'humidité et la stagnation naturelle de Tair atmosphérique » augmentées par Thumidité deTatelier, provoquent une grande fermentation dans le fumier, et conséquemment un dégagement de chaleur qui, faisant perdre à Tair son élasticité, le rend meurtrier au point de détruire entièrement les vers en peu d'heures (1).
(1) 11 y a une autre cause de maladie et de mort dont Fauteur ne fait pas mention , et qu'on trouve expliquée avec détail dans le Cours d'Agriculture rédigé par M. Tabbé Rozier. Voici cornaient s'exprime ^ à ce sujet , l'auteur de Tai ticle qui traite des vers à soie :
a L^air méphitique n'est pas la seule cause de la mort prompte des vers; Vélectricité atmosphérique y contribue au moins autant, et de la même manière qu'elle concourt à faire tourner le lait ^ et à la prompte et étonnante putréfaction des corps animalisés, surtout du poisson de mer. Quoi qu'il en soit de cette opinion , voici un fait qui prouve la justesse de son application sur les vei's à soie:
y> Une année ^ je disposai des fils de fer assez minces le long de quatre tablettes réunies par leurs supports; ces mêmes fils de fer furent prolongés sur toute la longueur des supports; enfin ^ tous réunis par le bas et sur le carreau de la chambre^ ils traversaient le mur et allaient se prolonger dans une citerne pleine d'eau. Les autres tablettes de Tatelier ne furent pas ainsi armées de conducteurs électriques. La saison fut parfois orageuse, cependant exempte de ces grandes chaleurs suffocantes qu'on éprouve quelquefois. La litière de toutes les tablettes de l'atelier était changée aussi souvent que je Tavais conseillé; ainsi toutes les circonstances furent égales. Je ne crains pas de certifier que^ sur toutes les tablettes armées de conducteurs, les vers à soie furent constamment plus alertes» plus sains que sur toutes les autres; enfin , que les tablettes non armées,
A ces causes de maladies promptes , souvent il s'en joint une autre qui provient de ce qu'on tient les vers trop serrés sur les claies , particulièrement dans le dernier âge. Cet insecte , ainsi que je l'ai déjà dit , ne respire pas par la bouche comme nous , mais bien par les petits trous qui sont tout près de ses pattes, et qu'on nomme stigmates (Ghap. II). Ces vaisseaux respiratoires sont presque tout à fait ouverts ou bouchés lorsque les vers sont l'un sur l'autre , ce qui rend leur respiration très-difficile, et ralentit la transpiration (Chap. XII).
Si on ne reconnaît et ne combat pas de suite les causes de maladie, l'entière récolte se détruit au moment où on avait les meilleures espérances : nous en avons malheureusement trop de preuves tous les ans et dans tous les pays.
J'oserais promettre qu'on ne verra jamais paraître aucune de ces causes, si on suit exactement tout ce que je vais prescrire pour le cinquième âge.
Dans ce chapitre, je parlerai :
4*» De l'hygromètre, instrument avec lequel on
voisines de celles qui Tétaient^ se ressentirent un peu du bienfait des conducteurs. Après cela , sera-t-^n étonné que l'i^servation ait engagé les paysans à armer avec de la \iéille ferraille le dessous des nids où les poules doivent couver? De graves auteurs ont traité cette pratique de puérilité : avant de la condamner, il convenait d'avoir suivi Texpérience. »
On ne peut douter que Timpression trop forte du fluide électrique sur les vers à soie^ dans certaines variations atmosphériques, ne puisse rendre malades et frapper même promptement de mort ces insectes. (le Traducteur.)
meswe les ckgfés d'bumidi4é <k l'air dans TAtelierj
%"" De la bouteille j^r purifier Tair, etf our die$«séthêr le$ substances eicréi^nti^es q^i sobt sur le^ elaies;
S"" fie la inanière de sécher facilement les feuillels dans les teiEf^s contiuiielleinrat pluvieux;
i"" De réducatioudes vers à soie jus^'à Tapprodie de lieur loatiirité;
De la nécessité de t hygromètre pour mesurer les degrés d'humidité de tair dans F atelier.
Nous sommes toujours entourés de corps qui tantôt attirât Teau contenue dans Tair atmosphérique, et tantôt lui en donnent : ce phénomène se passe continuellement sous nos yeux.
Nous voyons souvent, par exemple, que le sel qu'on nous présente sur la table est plus ou moins humide, selon l'état de l'atmosphère, c'est-à-dire selon qu'il y a de l'eau contenue dans l'air. C'est fpour cela que nous disons souvent : L& temps €if kimide aujourd'hui.
L'air atmosphérique est, en général, Sec iôrsque les vents soufflent du nord, et humide lorsqu'ils viennent du midi.
léiS physidiens ont crti utile d'inventei*'dé!s instWimerits propres à mesurer la quantité d'humidité que
^^t CMftemr }^|LiT4lan6 jquelqine cireaMtanee <|ue ee soit, se servant, pour les construire, de corps qui «ttirefit rhumidité de Tair facilement et par gradation , et qui la rident à ratmospbère toutes les fois
Ces corps , qdi s^'allongeuft en reeeffant de fkur -midité , et se raccourcissent en U perdant , placés tofifl^e il contient dans c^taias inslrumente , montrent par degrés la queiiilîité d'humidité qu^ils per^dent ou qu'ils reçoivent. Ces petites machines s'appelleat httgrûmttr^ ou hygrfusoop^^ ç'estr^-^ire mefure^n ou mdieaitmn de l'humidité.
Comme on a observé qu'en général l'air sec s'tiecon^gne du beau temps, Thygromètre giert au^si, dans beaucoup 4e lieux , à prédire le temps pduvieu;^ ou serein.
Je ne m'étendrai pas davantage sur les partîcdajrités de cet instrumenta et sur des corps a;«reo lesquels on peut le fanner. le dirai seulement que , de quelque manière qu'il soit fait , il sert beaucoup pour ks vers h soie, et que partout on trouve à s'en proeurer^
En plaçant cet mstriMuent dans l'atelier, l'homme le moins éclairé peut reconnaître facilement que Tair est trop humide (1 )^ et y remédier de suite, employant les moyens que j'ai déjà indiqués plusieurs fois pour faire sortir l'air pesant, et le remplat^ par
fl) Le tiegrë dtiygrométi^ie le {dus eonvenaUe est eélui qui se rapproche de "80 -à S5 degrés. B.
celui du dehors , qui ne peut être jamais aussi humide.
Il serait avantageux qu'il y eût deux hygromètres dans un atelier, placés à une certaine distance l'un de Vautre , afin de mieux connaître les degrés d'hu^ midité des divers points de la chambre.
Il y a des hygromètres auxquels se trouve réuni le thermomètre. Si on ne veut pas faire la dépense des hygromètres (1), et qu'on se contente de moins
(1) Je ne saurais assez recommander à ceux qui s'occupent de l'art d'élever les vers à soie de se servir de ce précieux instrument, qui indique avec beaucoup de facilité l'existence d'un des plus puissants ennemis des vers dans l'atelier.
On pensera peut-être que je propose trop d'ustensiles ou dinstmments. Je crois n'avoir choisi que ceux qui sont de pure nécessité pour assurer la réussite des vers à soie.
Sans ces instruments^ on ne pourrait , par exemple^ distinguer dans un atelier :
lo Que la température est non-seulement plus basse près des ouvertures^ et plus haute près des poêles et cheminées, mais qu'elle est aussi plus basse autour des claies qui sont près du pavé qu'autour des autres;
2« Que la température dans l'atelier varie moins aux parties supérieures qu'aux inférieures ; ce qui fait que généralement les vers réussissent mieux sur les tables hautes que sur les bassâs;
Z^ Que l'humidité prédomine presque toujours plus dans le bas que dans le haut ;
4<> Que l'air se renouvelle plus difficilement dans les angles de l'atelier que dans aucune autre pariie ;
h^ Que les vers à soie et les cocons réussissent constamment mieux dans les parties de l'atelier où le mouvement de l'air est continuel, bien réglé et lent;
6» Finalement, que, sans les instruments ci-dessus indiqués, il dépendrait des ouvriers qui servent dans l'atelier^ ainsi que je l'ai
d'exactitude pour un objet qui est cependant bien important , on peut employer le sel de cuisine grossièrement pilé et mis sur un plat.
Lorsque l'hygromètre indique un état très-humide de l'air» ou lorsque le sel paraît humide, on doit faire brûler des copeaux ou de la paille (Chap. VI) dans les cheminées , afin d'absorber tout Tair humide , et de le faire remplacer par l'air extérieur, qui se sèche aussi par cette même flamme. Je dis flamme , et non feu de gros bois , pour deux motifs :
Le premier est qu'en brûlant, par exemple, deux livres de copeaux ou de paille sèche et éparpillée , on attire promptement , de tous les points de la chambre vers les cheminées , une grande quantité d'air qui sort par le tuyau de ces cheminées. En même temps, cet air est remplacé par une autre grande quantité d'air extérieur qui se répand sur toutes les claies et restaure les vers exténués. Ce renouvellement d'air a lieu sans que le degré de chaleur de l'atelier varie beaucoup. Si , au contraire, on employait du gros bois , il faudrait plus de temps pour mouvoir l'air intérieur ; on consommerait dix fois plus de bois , et on échaufferait trop la cham-
déjà dil^ de cacher au maître le degré de chaleur trop grand ou trop petit auquel ils auraient par négligence exposé l'atelier. • Toutes ces connaissances me paraissent bien précieuses , et donnent un caractère de précision et d'exactitude à Tart d'élever les \ers à soie, qu'on n'avait jamais vu.
bro. Le mouTômeat de l'air das» râtelier e$t« à ôr^ con^tances égales, d'%iita»t plus grand qu'est grande la flamme des corps qu'on fait brûler promptement.
Ceux qui n'ont ni copeaux ni paille sèche peuteot employer d'autre petit bois sec et léger.
Aussitôt que la flamme s'élève , l'hygromètre asH nonce que l'air s'est un peu séché» et on en distingue même les degrés.
Le second motif qui doit faire préférer le mesu bois est la grande quantité de lumière que produit sa combustion. On ne peut s'imaginer combien elle influe sur la santé et l'accroissement des vers à soie« Nous-mêmes quelquefois , étant saisis par le frœd » ou fatigués et suants » nous nous sentons restaurés par la grande lumière que le feu réfléchit et qui nous pénètre. La chaleur du feu sans flamme ne produit jamais cet effet.
Concluons donc que le feu de gros bois ou de poêle est toujours utile lorsqu'il est question de maintenir stable la tanpérature dans un atelier, et que l'air n'y est pas trop humide ; mais qu'il faut se servir de la flamme si on veut chasser l'air chargé de trop dTiumidité, et le remplacer promptement par l'air extérieur. Quand je parlerai en particulier de l'atelier, je m'expliquerai davantage sur ce sujet (Chap.XIII)*
Jusqu'à présent j'ai parlé de l'humidité qui se dégage, dans l'atelier, et dont nous ferons ailleurs
m calcid approximatif (€hap. YIII , § Vil), et je n^êd encore pîen dit de oelle dont Vatmosph&re est souvent chargée.
Un hygromètre placé dans une chambre contigué ou au (tohops indiquera rétat de l'atmosphère. SHl est humide, il augmwitera l'humidité de l'atelier; alors il faudra faire plus fréquemment de la flamme pour y maintenir un air plus sec que eelui du dor hors. Dans le cas d'humidité de Tair extérieur, il lAut faire souvent de petits feux, afin de ne pas communiquer un grand mouyement à l'air extériour, et de conserver seul^aent une agitation douce et graduée à l'air intérieur, ce qui est très-avantageux aux vers. En conservant toujows un peu de mouvement à l'air intérieur, on obtient le même eflfet que s'il était plus sec. Lorsqu'il peut librement circuler et sortir, et qu'il est à une douce température, il nç se charge pas si facilement d'imoaidité.
Le thermcffidètre ensuite indiquera si la température de l'atelier n'exige pas que Ton fasse du feu avec liu gros bpis , pour conserver le degré de chaleur fixé pour cet âge, qui jest le plus important.
S^il souffle des vents du nord, particulièrement au cinquième âge, il est rare qu'ils ne réussissent pa$ , ménie entre les maips des gens de la campagnp tes plus ignorants , parée que l'air sec absorbe la grande humidité qui sort de ces insectes et de la feuille , et Tentraîne au dehors. Cet air pénètre partout ; il entre même dans les chambres fermées , et
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enlève l'humidité de tous les corps , parce qu'il a une grande attraction pour Teau, ainsi que nous pouvons nous en apercevoir continuellement dans nos habitations. J'ai toujours observé que les grandes pertes qui arrivent aux magnaniers ignorants ont lieu dans le cinquième âge , à raison de l'air rendu humide par quelque vent du midi , qui est mortel pour les vers. Ces petits insectes se trouvent alors dans un bain de vapeur chaude qui les affaiblit, les empêche de transpirer et les fait périr, quoiqu'une heure avant ils parussent être de la meilleure santé, et qu'ils fussent près de monter.
Dans les pays élevés , où l'air est toujours plus sec et plus agité, on est moins sujet à éprouver les pertes sus-indiquées (1).
(1) M. le chanoine Bellani^ physicien à Milan, dont M. Dandolo a pai*lé, a inventé un instrument utile aux magnaniers édairës; M le nomme eudiomêtre. Ce mot exprime son usage : il fait reconnaître exactement les degrés de pureté de l'air vital (gaz oxygène ) que contient l'air atnlosphérîque. Avec cet instrument^ on connaît aisément si les couches d'air qui sont immédiatement audessus du lit des vers à soie ne contiennent pas assez d'air vital, et si elles sont chargées d'air fixe (acide carbonique). L'eudiomètre à la main, le magnanier peut^ à chaque instant, s'assurer sur tous les points de l'atelier si l'air est vicié. 11 n'est pas nécessaire, ajoute M. Dandolo, que tous les magnaniers aient cet instrument; mais il sera toujours avantageux dans les mains d'un cultivateur éclairé^ qui doit savoir que l'aH d'élever les vers à soie est susceptible, avec le temps ^ d'acquérir un grand perfectionnement, ce qui n'aurait jamais eu lieu sans le secours des sciences physiques et des ustensiles qui facilitent prodigieusement la réussite des récoltes.
(Le Traducteur,)