CHANT SUR LE BERCEALT
Je veille. Ne crains rien. J'attends que tu t'endormes. Les anges sur ton front viendront poser leurs bouches. Je ne veux pas sur toi d'un rêve ayant des formes
Farouches ;
Je veux qu'en te voyant là, ta main dans la mienne, Le vent change son bruit d'orage en bruit de lyre, Et que sur ton sommeil la sinistre nuit vienne
Sourire.
Le poëte est penché sur les berceaux qui tremblent, Il leur parle, il leur dit tout bas de tendres choses,