‹ L'art d'être grand-pèreChapitre 28 sur 65 · CHANT SUR LE BERCEALT · texte numérisé non relu

CHANT SUR LE BERCEALT

Je veille. Ne crains rien. J'attends que tu t'endormes. Les anges sur ton front viendront poser leurs bouches. Je ne veux pas sur toi d'un rêve ayant des formes

Farouches ;

Je veux qu'en te voyant là, ta main dans la mienne, Le vent change son bruit d'orage en bruit de lyre, Et que sur ton sommeil la sinistre nuit vienne

Sourire.

Le poëte est penché sur les berceaux qui tremblent, Il leur parle, il leur dit tout bas de tendres choses,

Page 1