XXIV INTRODUCTION
le Dieu des sciences, et qui mérite â tant de titres d'être lé premier objet de nos recherches, car il en est le W le plus noble, le plus élevé, le plus nécessaire, le seul nécessaire même. Qui ne voit que la science grandit avec l'objet qu'elle poursuit, qu'elle s'étiole et s'altaisse en se bornant à des objets d'un ordre inférieur? Les païens eux-mêmes l'avaient compris.
La science de Dieu est aussi de toutes la plus consolante. L'céil éprouve d'autant plus de plaisir que ce qu'il voit est plus beau ; l'esprit de l'homme trouve donc une consolation d'autant plus grande que ce qu'il étudie et découvre est plus parfait; aussi saint Augustin^ au commencement de sa conversion, ne pouvait se rassasier des merveilles opérées par la sagesse divine pour opérer le salut du genre humain.
Un villageois, qui n'a jamais rien vu que ses champs et les maisons de sa pauvre campagne, n'est-il pas ravi quand, entrant pour la première fois dans une grande ville, il en admire les places, les rues, les palais. Qu'en doit-il être de celui qui découvre par une étude attentive les perfections divines?
Cultivez la science et les arts, savants et artistes; attachez votre nom à des découvertes, mais gardez-vous de tourner le dos à celui qui a fait en se jouant les merveilles que vous découvrez et qui a tracé avec tant de sagesse les lois dont vous reconnaissez la précision. Autrement, vous n'avez