XXXIV INTRODUCTION
Or, le miracle est le sceau de Dieu apposé à une religion et à une doctrine. Si Dieu, qui, seul, peut opérer de vrais miracles, permettait qu'il s'en fit pour confirmer l'erreur, il se ferait le complice et l'appui du mensonge; et ce serait un blaspiième de le penser. C'est donc de l'Église catholique, marquée du double signe divin de la sainteté etdes miracles, quenouspouvonset devons accepter les enseignements, qui ne sont autres que les enseignements de Jésus-Christ; c'est sa doctrine qu'il faut étudier quand on veut connaître Dieu et donner à son intelligence l'aliment dont elle est avide et qui peut seul lui donner le repos dans la vérité la plus complète, appuyée sur l'autorité la plus certaine, l'autorité même de Dieu. Nous disons « vérité la plus complète», car, outre ce que la saine raison découvre, elle comprend ce que nous n'aurions jamais connu, si Dieu ne l'eût révélé lui-même; et, du moment où Dieu nous l'a enseigné, qui osera contester sa véracité? Nous recevons le témoignage des hommes; le témoignage de Dieu est plus grand ;Qi sa parole nous arrive de la manière la plus sûre, par le canal de l'Église à qui il a promis son assistance, afin que woits ne fussions pas emportés à tout vent de doctrine, c'est-à-dire égarés par ceux qui entendent à leur façon la parole de Dieu.
On doit appliquer à la religion, dit le Bienheureux Louis de Grenade, les règles que l'on applique aux divers arts de la vie humaine. Nous donnons