VI. — Il faut aimer Dieu
Il est bien vrai que, plus on connaît un être, plus on découvre en lui de perfections, plus on est porté à s'y attacher, et plus facilement on se porte à sa recherche. C'est parce qu'ils voient Dieu avec toutes ses amabilités infinies que les saints du ciel l'aiment en proportion de la connaissance qu'ils en ont. Mais, ici-bas, la connaissance de Dieu ne suffît pas pour nous donner le bonheur. « Malheur à la connaissance stérile qui ne se tourne point à aimer et se trahit elle-même, » , a dit Bossuet. Nous ne devons chercher à connaître le bien qu'afin de nous attacher à lui. Que sert-il de l'avoir découvert, si on ne se l'approprie pas, si on ne le fait pas sien en s'y unissant? Chercher sans cesse de nouvelles raisons pour s'attacher au bien sans l'aimer, en effet, c'est res-