XLVIII INTRODUCTION
« Prêtres, prédicateurs, confesseurs, vous enseignez aux lidèles de saintes pratiques. Mais la plus vraie, la plus solide de toutes, ne l'oubliez pas : c'est d'aimer Dieu. Yoilà ce qu'il faut enseigner aux pauvres, gens, voilà ce qu'il faut faire connaître au monde: Hœc est vita œterna. Monde ingrat, quand ouvriras-tu les yeux pour connaître un si grand bien? Eh! à quoi vous servent vos sciences, ô savants! A quoi aboutissent vos spéculations, ô philosophes, sans cette divine science? Connaître et aimer Dieu, telle est la science des saints, » en môme temps que l'art d'être heureux.
Que de malheureux, dans leur pauvreté, dans les tristesses qui les désolent, trouveraient leur consolation dans l'amour de Dieu s'ils le savaient goûter! Que d'âmes, que le désespoir précipite dans l'abîme, renaîtraient à la confiance si elles aimaient Dieu! On cherche de toute part aujourd'hui la solution de ce qu'on appelle la question sociale. Elle est toute là; connaître et aimer Dieu, c'est le salut de l'individu et delà société. Et c'est pourquoi, voulant, avant de mourir, car nous sommes au déclin de la vie, laisser à nos frères qui sont avides de bonheur une recette infaillible pour le trouver, nous allons leur dire, le mieux que nous pourrons, dans une première partie les motifs que nous avons d'aimer Dieu, et après les avoir, par diverses raisons, détermines à s'appliquer à acquérir cette perle précieuse de l'amour