‹ L'art d'être malheureuxChapitre 16 sur 20 · Achille Penot, docteur Ville rmé · texte numérisé non relu

Achille Penot, docteur Ville rmé

» Ce sont les villes d'industrie qui founiîssent la plus grande partie des filles qui exercent la prostitution à Paris *.

» Il y a des commis voyageurs pour les maisons de prostitution, qui engagent et expédient de malheureuses ouvrières des villes d'industrie 2.

» Dans les villes d'industrie, la prostitution règne à un tel point qu'elle ne peut plus être réglée *.

» Beaucoup de jeunes filles et de jeunes femmes des manufactures abandonnent Tatelier dèssîx heures du soir — au lieu d'en sortir à huit — et vont parcourir les rues dans l'espoir d'y rencontrer quelques étrangers qu'elles provoquent avec une sorte d'embarras timide. On appelle ça dans les ateliers par une triste facétie : Faire son cinquième quart *.

» Un travail long, sédentaire, rebutant, un maître exigeant, brutal — jettent tous les jours une multitude d'enfants et d'adolescents sur la voie publique — les garçons vagabonds, les filles prostituées.

» Une fois qu'un jeune travailleur a réussi à vivre un jour hors de l'atelier, une fois que le vagabondage et les négoces de la rue lui ont procuré une seule joiirnée d'existence, c'en est fait de sa moralité et de son avenir^.

» Les enfants des ouvriers de Paris et des grandes villes ne suivent l'école que très-exceptionnelle-

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