‹ L'art d'observer en geologieChapitre 10 sur 41 · ÉTAT ACTUEL DE LA GÉOLOGIE - J · texte numérisé non relu

ÉTAT ACTUEL DE LA GÉOLOGIE - J

ic que cette hypothèse soit fondée, il est <fifr lt ' ll(! d’une manière absolue; car on ne peut ormitd de circonstances tellement complote ^ dû en être absolument identiques sur toute la sans que des causes locales aient donné Jj ei] ^ i, On peut, en outre, citer des preuves directes ssiles dans les terrains meme les plus anciens sur cnducs. Si le contour irrégulier de la figure il

- ou- mille milles carrés

ver/ ' 7T"' té So,t bien évi(Ic nlé

, > f a e *' par des dépôts jdus - tes restes .

lient les nv°„ g ' q,ieS cuntcm,s dans m les memes aux divers

déh/' CS mar ! ns 80 trouvent seuls en a

ogements dans aurait probabi a nature miné r “ r ou Presque p, ss > des schistemasse du dépôt,

' la par ce r- ’

ÎS paniques et ar c’est ainsi

lf contribm

(Iq

fossilifères

°eiix des t \ étre sous le es eonsidère

> occupée j malgré modernes ,

un tel Points «, b et e.

tandis

. , Proximité des

Végétaux terrestres en e. Iodé es caractères zoo1ogi qucs du 'lemenl aussi des différences ralog.que : ainsi on pourrait <ur, qu, deviendrait argileux et même de la houille p our /

P réc ^c, combien il importe minéralogiques dans l’étude qu on peut arriver à connaître ’

■vmatT “ ‘° n dc “ s

, " "“""' "I le» caractères

anciens sc souticn n „„ t ».

wmW'

ha kCTVEL DE LA Cl'or. 0fif ^

: criJent que, s’il y a une telle diffé reilc ^

jutiondes restes organiques (les diverses eTn re le mode de

: qu'il ciislàt à une époque plus q U ’à ^ I‘°qucs géologiques,

es de modifier cette distribution. Ce u» autre des causes

multipliées qu’on pourra arriver à . r l'ic par des obscr-

gard : et la solution de ce problème ,l u e chose de positif ! plusieurs autres, peut cire aussi |>j e ° logique, ainsi que

icera à observer qu’nprès que la l 0ct ^ 1 due à celui qui ne ntre la possibilité de le faire avec ava r( ^ 1 ' 0 de cet ouvrage lui consacré des années entières à l’éta,^ ''Rc,qu’aux personnes i géologiques, ont ouvert les pr ertl j <! t; t qui, en véritables irs peuvent ensuite parcoirrir san s s sentiers, que leurs e des terrains fossilifères sont Su j J< f^ rt ' r idc peine, îtc (c’est-à-dire, lorsque leurs Co * l‘°sés en stratification très, comme dans la figure 14, c Hcs reposent les unes

Manière qu’il soit bien

Fig. 14.

ic les couches d n’ont poin^ ^

»t des couches c, et ainsi de Su - ü Soulevées ou disloquées ut que les restes organiq,^' 10 P°»r les couches b et a), es terrains, proviennent qui se trouvent dans les

ié à la place où on les t ^ nimaux ou de végétaux qui »s elles-méracs. Il ne f a „ t ° Uvc > dans lc mèmc ordre pielqucfois, que la ,n è l‘ as admettre pourtant, ainsi lieu sur toute la surf Uc Succession d’animaux ou de

nt en stratification co nCf ^ S ,obe ; car > quo,qHC dc9 ans leur prolongement ,*' d;| nte sur un point, il peut a ne soupçonnerait p’ * 3’ intercalation autres figure 14. Suppose * Existence à vo.r seulement

» représentent les m/... ’ P ar excm r le » qu ® V'.'i'! ,*

es terrains

et b dc la

Fi g- 15.

fl

perdre entre les points o et p; c’est-à-dire que son épaisseur un» est allée en diminuant peu à peu, de manière que lctendue horizontale du terrain m n’est point aussi grande, dans celte localité, # que celle des terrains a et b. 11 ne s'ensuit pas pourtant que la surface totale occupe par le terrain m lie puisse être plus grande que celle des deux autres, car il se peut que les terrains a ci b s'amincissent à leur tour dans une autre direction , au point de se perdre entre d’autres terrains.

Lorsque deux terrains fossilifères reposent l’un sur l’autre en stratification discordante, c’est-à-dire lorsque, comme dans la figure 10,

Fig. IG.

un terrain a repose sur la tranche des couches redressées b, c, d, e,f, on ne peut point conclure que les animaux et les plantes dont on trouve les restes dans le terrain a, ont succédé immédiatement à. ceux dont on a les dépouilles en b; car il peut avoir existé au-dessus de la couche b une suite d’autres couche.^ qui auraient été enlevées par dénudnlion, c’est-à-dire démolies par la force d'érosion d’une masse d’eau en mouvement avant le dépôt du terrain a; et si l’angle d’inclinaison des couches est aussi considérable que dans la figure 1 6 , on doit conclure que les couches b, c, d, e,f ont été redressées par ’ une action violente, avant la formation du terrain plus récent a. 11 existe en outre une autre sorte de superposition, qu’on peut appeler irrégulière, lors même que les couches de deux terrains qui se trouvent en contact, prises dans leur ensemble, sont parallèles les unes aux autres. Ainsi, lorsqu'on voit, comme dans la coupe ci-jointe (fig. 17),

Fig. 17.

que la surface supérieure d’un terrain fossilifère a a été ravinée par

Jah'-ii'M - *

‘Actuel de la. géologie.

terrain fOSSÜifÙrf: b vint la recouvrir, «ffi* v< dik . CS an,mau x et ,cs plantes qui existaient lütjqtox ^sdom 4 ' U . a ' aiC " t ëld suivis immédiatement par swpsis^L trouve des restes dans le terrain b. 11 a '«.au# j''‘ ircs la formation du terrain a , d’autres dépôts *àra,éV Uraient été démolis par les eaux avant la for-

te oa ne peut entrer dans des détails plus circonstanciés, s'agit de tracer simplement une esquisse de l’état actuel ofogi'e, nous allons dire quelques mots des terrains ignés ensuite à ce qui est l’objet particulier de cet ouvrage, à server. On appelle ignés, les terrains composés de roches it admettre avoir etc jadis à un état de fluidité dû à l’action leur, et avoir ainsi coulé à la surface d’autres terrains, ou njcctées entre les diverses parties de ccs terrains, ou bien air été poussées à travers ces terrains jusqu’à la surface

îs les volcans la preuve directe de la possibilité que des 5tat de fusion soient portées par des forces intérieures à le la terre, où elles ruissellent suivant les lignes de plus e sous la forme bien connue de courants de lave. Lorsque, quelque changement survenu dans l’orifice volcanique, miner de grandes coupes naturelles d’un cratère, on cl quefois que les roches en fusion se sont intercalées •i ses de cendres provenant d'anciennes éruptions, dans était produit des fissures qui avaient été remplies ensuite i de la roche à l’état liquide.

avoir observé des faits analogues dans les relations utres roches, telles que les granités, les grünsteins, etc., qu’on a été amené à admettre quo ces roches me origine ignée, quoique sous des conditions qui rccisément identiques avec eo qui se passe dans les Lorsqu’on voit, par exemple, une masse de granité a ■e dans line roche bien véritablement stratifiée, b b,

Fig. 18.

tïk-ï x> E I /v GÉOLOGIE-

^ r\ n9/ e ’^' 1 ùf\<\ uc!0VS mCm ° 0llt cin P àlé dcS fra 8 mC "' S ‘J?- 1

** ïA °*V tS« « dr0it dc conclure que le granité en que.t.on

tb, °» c f^ de fluidité i S nûc ; qu’il 1 été poussé a travers le T ° C J \ad' 9 a V ' \ ( . s forces agissant <1,- bas en haut, et qu ,,n ° P jr 10 a t £J a b b V ; ' r d uSl on sest insinuée dans des fissures, «, formant ée \a roche en ^ couches préexistantes, qui en «nome temps ainsi des h'""? * de leur position horizontale. On arriverait a ont été relevé® n g .^ au \j cu ,p un g ra „itc, c’était un grünstein , ta même cône - basa \ tc 0 u toute autre roche qui eût etc ainsi

un porphyre,

injectée . ^ mas sc allongée et aplatie, telle que celle a (fig. 19)

UtULVW»—

,i «»?»>'« \>l«n Jos c*chc»aan,<limren.c»airc.«-

-«.S*' ‘îliloo *t» r™»™»'» ' lc ,J

lr,

>1!^ *- ^ ** ** e s ® ne de couches c, of .‘ y *'« 2 ï < * 054 analogues à celles qui constituent

j Outres roches semblables, on admet que les couches c ont 0„ t !**ties jadis; qu’elles ont été fendues ensuite, et qu’une roche

composée de grünstein, le por-

fusion s’est élevée dans la fente et en a rempli la cavité. ° à ces niasses intercalées, consolidées, telles qu’on les j 'Viourd’hui, le nom de filon, ou il) le, et on les distingue, L ~ J » » j ( ^ tiature de la roche, en dykes de grünstein, de porphyre, ^ ^ ® < S > etc. On donne encore lc nom de dykes à ces masses

54 intercalées, lors même qu’elles ne s’élèvent point jusqu’à du sol et qu’on ne les connaît que par des coupes natu- Artificielles, comme en b (fig. 10).

«^Y'^lîuefois la preuve évidente que certaines roches ignées, °rr traversé des couches préexistantes, se sont répandues

TiT ACTUEL DE LA GÉOLOGIE. 23-

'-dcSswa àe ccs^- "%es V* * - Ct ^ ° nt ^ onn ® ^* ou à des masses tantôt ^Nssisav. aW . en f° rmc de dôme. Lorsq u’on trouve,

Jmrnc. ôacnsi \a. ° Sluvantc (^g- 20), un massif supérieur, a,

Fig. 20.

d’une roclie donnée, telle que du griinstein, qui en même temps coupe en c le terrain préexistant bb, sur lequel le massif du griinstein repose; on en conclut que le terrain b gavait été fendu en c, et que la. roche en fusion s’est élevée à travers cette [fissure pour s’épancher à la surface du sol en a. Si, le terrain b b étant un calcaire compacte fossilifère, on trouve que les parties qui sont en contact avec le griinstein ou qui en approchent, sont à {l’état cristallin -, ou bien si, le terrain stratifié étant un grès, ou un schiste, on lo trouve fortement durci, et même avec une tendance à une ïxyo dvfvcaùo n dans la disposition des molécules de la roche; on conclut en outre que ces divers changements ont été dus à l’intrusion du f»vv\\vstciiv à l’état liquide, ou très -fortement chauffé. Lorsque des terrains de sédiment ont ainsi subi l’action de la chaleur sur une fÿraw&c échelle, et que les effets de cette action se prolongent à des centaines de pieds de la masse ignée, on dit que ces terrains ont été modifiés. ■

La roclie en fusion parait quelquefois s’être élevée tranquillement èaws une fissure, comme l'aurait fait tout autre liquide, jusqu’au niveau auquel elle pouvait être soutenue par une force proportionnée vvvVCTveure ; mais il arrive, dans d’autres cas, tels que celui de la figure 21, que la roche ignée et les couches préexistantes se trouvent dans une telle relation de position, qu’il est difficile de ne point admettre que la pénétration de la roche ignée a été accompagnée » è!wu effort violent. Si a (fig. 21) représente une roche ignée intercaléc dans terrain stratifie bb, dont les couches sont relevées de chaque <] u dykc, on est en droit de conclure que la substance

dvut sc ^a^^pose ce dykc, a cté poussée de bas en haut avec une

' Les géol<^ gurs anglais ont donné apx roches de sédiment ainsi modifiées pai

h chaleur, le nom de roches métamorphiques-, et ce nom pa« ,T? ra Ts joaià’hvu par -j e p |us grand nombre des géologues du continent. (iVo e ■)

fcltf KCtUV ' L La géologie.

Eig.

de redresser de chaque côté les extrémités des couc capab c rea)ar qucr cependant que le cas de ce redressement ibbA l&<X deux côtés des dykes, est bien plus rare que celui couc es - cx i st ant parait simplement avoir été fendu, sans

W^it aucun indice d’effort de la part de la roche ignée.

I est des pays dans lesquels l’intercalation de roches ignées parmi couches préexistantes a donne lieu à des phénomènes géoloucs très- importants, qui s'étendent aux terrains de tout âge, mis les terrains stratifiés inferieurs jusqu’aux dépôts les plus dernes inclusivement. Quelquefois le phénomène parait avoir' Heu, comme dans les volcans modernes, avec des éruptions do dres et de lapilli», soit immédiatement dans l’atmosphère, soit 8 tonte autre pression relativement peu considérable ; tandis ailleurs les roches ignées paraissent avoir été poussées en grandes > s °s 0u sous une g ran d e pressiou, ce qui a produit des eifets ’ \ a *'*és, sur lesquels il est impossible de donner des détails dans j, j 00 ’ * r te esquisse telle que la présente.

j 0 * î **°yait autrefois que le granité était le terrain fondamental lu . » ,c ‘* reposaient tous les autres. Sans nous occuper maintenant

~Y°rie qui suppose que, la masse de la terre ayant été jadis fluidité ignée, le granité a été la première roche qui a

refroidissement de la masse en fusion , on peut remarquer s - JJ que le granité est généralement plus abondant dans les irr g * ». S ^ r Otifics inférieurs ou non fossilifères, que dans les terrains

> et surtout que dans les plus modernes de ces terrains. Co- ^ «c faut point croire qu’il n’y ait de granité que dans I e8

, -’t ♦ ^ J* Prieurs; nous ne savons même point quelle est sa limite

f ^ »Cx dans les terrains fossilifères, puisqu’on en a trouvé à

c ^ ^ X. ** de supérieur à la craie, et que par conséquent il faut

»»- poussé de l’intérieur à la place qu’il occupe aujourd’hui

^ période supracrétacéc ou tertiaire. 1

ii'?u

^ “llctin de la Société géologique de France, tom. 8, p. 243, des dernières observations faites en 1836 à Weinbobla par M. Colta.

tt <lucteitr.)

Digitii

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