‹ L'art d'observer en geologieChapitre 13 sur 41 · ROCHES · texte numérisé non relu

ROCHES

M unc P^ r,od e quelconque les pierres de

V«ua. ls construction des édifi Dt /Vll’on nn ..»

’U emçiovm 7 ™ l5lrutll0ri des édifices, et qu’on peut

/--.^TM Car T* èr - doù on lcs « extraites des cs claicnt a l’abri des influenccsatmosphé- «;lènn^ f ‘“* JV “ S0 ‘ n Sl ^ es changements qu’il observe ^ n chimique ou mécanique de l’atmosphère et congères qu’elle peut contenir accidentellement; Mfire qu’il observera si quelques-uns des éléments constituants Merre sont entrés en combinaison chimique avec les éléments r ou des substances accidentelles que l’air peut contenir ; si les extérieures ont été enlevées par l'action du frottement de l’eau, a conversion en glace des particules qui , s’étant infiltrées dans ’stices de la pierre, les ont écartées par leur augmentation de ou par toute autre cause analogue. 11 faudra noter avec soin ure de la pierre; si elle est homogène, comme le calcaire ! ou i o marbre; ou bien si elle est composée de substances séesaux mêmes causes de dégradation , opposent à ces causes fs divers de résistance, tels que le sont les granités, les ’ats et plusieurs grès.

/en tenir compte de la diversité d’exposition , en observant (orientation des édifices; et si les mêmes matérif^x sont ifferemment sur les diverses façades , on essayera de raisons de cette différence, telles que la direction domine pays, des pluies d’orage et des grands vents. Un archéoerait chimiste lui-mcmc ou qui se ferait aider dans ses ir un chimiste, pourrait ainsi recueillir des documents îrt utiles, tout en s’occupant de ses études spéciales, as aussi facile de calculer l’effet de la dégradation des nent la surface du terrain, effet qui est compris entre roche convertie en terrain propre à la culture, et •ervé toute sa solidité primitive ; car on n’a point de trccicr le temps depuis lequel ces roches sont exposées tmosphe riques ; on ne peut pas apprécier non plus arties de la roche décomposée qui peuvent avoir les changements de la végétation à la surface du i sieurs circonstances, peuvent avoir influé sur le sition de la roche inférieure. Cependant on peut, us bien faites, arriver à des résultats importants, hautes montagnes, où des masses de roches sont ces à tôute l’action de l’atmosphcre, elles y soient légradées, on n c peut cependant y déterminer des pays moins élevés , la profondeur jusqu a

Bï.GT^vrior* rn; S roches.

W ' ro<*c ^ éc a «US attaquée par les influences metdo-

V ° da „s \« V^ys de Montagnes la surface des roches ro\o^« eS ’ Auvent c^osée de manière à ce que les part.es qui s en est \C V u ‘ s . sont facilement entraînées, par l’action de l’eau r a des décom\> oscn névés- On pourrait , à la vér iié , estimer d’une manière niveau -4 mo' an ;ité delà matière enlevée à la surface d’une roche, grossière 11 qy , offrent aujourd’hui les protubérances de matière

d’apres la qui n - 0 nt point subi d’altération , si l’on pouvait se

pluà rcsis ^ un peu exacte de la forme de ces montagnes au former eUe8 prirent leur relief actuel et avant qu’elles n’eussent sub^ aiicunc influence atmosphérique. Malheureusement la stratification des chaînes de montagnes prouve généralement que les roches dont elles sont composées ont évidemment été fortement fracturées lorsqu’elles ont été portées à leur place actuelle; et il s’ensuit que

la surface des montagnes peut, autant que nous pouvons en juger, avoir été plus inégale et plus tourmentée encore qu’elle ne l’est

aujourd’hui.

°n peut, au contraire, arriver à des notions plus satisfaisantes, ^ aDs des régions moins élevées; par exemple, à la cime de collines ^arioudies, ou les eaux courantes n’ont point d’action sensible et où ^•’°h s < ^Ï? > * Cn Sl-Ir l l u ,le s ' cst P°‘ D t arreté de matières de transport. ddm e rvate ur cherchera s’il existe des excavations vers le centre du ' Veut forment de telles collines; et il pourra y reconnaître sou-

9n’il (| . e l *°"s exemples de dégradation des roches. Il peut se faire Co "l»o ci**^ VC lu * S ran ‘ le désagrégé de la manière indiquée dans la J ointe ( lig. 22 ) , dans laquelle a représente le terreau végétal

Fig. 22.

appelle communément le sol à la surface des roches) , ^ il .''te désagrégé, et e, un granité solide et non altéré. Dans * * » Tx^^Otporte de vérifier si les éléments du granité en b sont avec ceux qui se voient en r, et s’il ne se pourrait point e b eût été amenée à sa place actuelle par quelque cours

jh e,, t trouver quelquefois aussi le granité désagrégé de aisser des noyaux solides enveloppés par des parties tom-

7vw<

^gradation des roches. 2d

^ ‘ %n UVe < ? nnS la C «“P« delà figure 23, 7“' eslpt^c «v Uc Okehampton et Moreton-Hampslead ,

WV Devotuhir^ ^ y repreSCntc lc terrcau végétal ; le granité en

Fig. 23.

décomposition ; cc , des noyaux, solides arrondis de granité non altéré, enveloppés clans les parties décomposées , et d d, le granité solide. Dans une telle coupe l’observateur devra examiner en détail toutes les circonstances de gisement, afin d’étre bien snr que les parties cc ne sont point des blocs de granité qui ont été transportés de loin avec un amas de gravier granitique, b. Dans lc cas que nous citons, on voit de gros cristaux de feldspath disséminés sur tous les points de la roche , tant dans les parties décomposées que dans celles qui ne sont point altérées, et ces cristaux conservent partout la même disposition relative. L’altération du granité s’est surtout faite ici par une action chimique, lc feldspath y ayant été décomposé au moyen des actions atmosphériques.

Il existe diverses roches dont les éléments constituants ne peuvent facilement se combiner avec aucun des principes de l’air, ou de l’eau qui serait contenue dans l'atmosphcre, qui sont trop compactes pour que Veau puisse s’infiltrer en quantité un peu considérable dans les interstices de leurs molécules, et qui cependant peuvent subir une désagrégation considérable par la tendance qu’ont ces roches à se déliter en fragments lorsqu’elles sont exposées à l’influence de l’atmosphère. Ainsi l’observateur pourra suivre souvent la désagrégation d’un calcaire compacte ou d’un grès solide, de la manière indiquée dans \a figure 24, dans laquelle a représente lc sol végétal, cc, un

Fig. 24.

Dï.f.n* ^ Ti on boches.

SO

v qu’on en Uo Uve a a „s les terrains de gratiwacke, WÎ^ a T’ a ctnen* ic V ? roche, plus volumineux dans le

des «**« et disant Memment partie des couches infeneures, et 01 " Ac cC ’ iisnoérîm. . .... „l..e rntifusemcill

C aî ; a gmcnts supérieurs sont 1(lus pe üts, P lus confusément tautoq^^ujours encore anguleux.

ïoèVés, ï» a ' s .. arriver a des renseignements fort utiles, si, chaque Onpour* -3 dc cT cuscr des excavations un peu profondes pour

tovs qu’d y a d(J r outcs ou pour tout autre objet, on faisait suf VétabVvssctne ^ nu dcs entailles d’une forme et d’une profon-

\es surfaces j a datc de p annëc . u fau drait noter quel était

deur donn . ^ sa surface, au moment où l’on a fait 1 entaille,

Y ctat de Va roc» .ncor rpQ nnfpa

• • toutes les circonstances accessoires, et déposer ces notes

ainsi q sûreté. On ne devrait naturellement faire les entailles

en un lieu ac s«‘- ... . ...

que sur des parties de la roche qui n’aient point encore etc exposées èi l’action directe de l’atmosphère , et par conséquent à une profon- • deur convenable au-dessous des parties dc la roche déjà altérées, et sur des points qui soient en même temps à l’abri de toute autre action que celle des influences atmosphériques.

c. Lorsque l’observateur voudra déterminer le degré dc dc'sagré* gation ou décomposition qu’une roche aura subi par l’influence do 1 atmosphère , il devra tenir un compte exact de l’action que la végé- Peut exercer, suivant les diverses circonstances, pour eropé-

Pàeh * *" ac >liter ou modifier cette influence. La végétation peut cm-

ropjc] r * a dégradation des roches, en faisant obstacle à l’alternation p/u/ es ° la gelée et du dégel ; elle peut aider à l’action des grandes ^'dît^ 5 * 0,1 conservant sur les points saillants des roclies plus d’hucftlfie*. j c 3** ils n’en auraient sans cela; enfin, la végétation peut nus s effets atmosphériques, suivant la nature des plantes qui

•■«couvrir un pays à une époque donnée; car une région

/o CS,

'le forêts se trouvera dans des circonstances très-différentes,

**«nt à la dégradation des roches qui en forment le sol, que /f- forêts auront été défrichées pour être labourées, ou que

’Oj .

*"égion sera couverte dc pâturages.

P ar l’ action atmosphérique, ont nécessairement des vo- «cents, suivant la nature meme de la roche et suivant les ■r* ^ «constances qui ont accompagné sa dégradation. Les frag- S-leux de calcaire compacte, ou dc grès très-dur, tels que

fl m I Pli 9 T nffpi pnnt ivlnr <)/> 1

port des détritus par les rivières. Les fragments des roches

a figure 21, offriront plus dc résistance à un cours d’eau p « donnée quelconque, qu’un grès désagrégé en un sable I * ns ; c’est-à-dire, que si une même pluie d’orage tombe à la °' s deux roches, le sable désagrégé du grès pourra être

. “"Si

ihL.

mnàe,

: dans le ■rien res, usémcat

chaque es pour suit sur proton- ?1 était itaille, notes tailles i osées ofon- •ces, utre

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de

té-

4 ^*** 6 *8 DÉTRITUS par les rivières.

. . . . ’ Undls q» e ,es Bros fragments anguleux du

eU \ nW ' 5” CS , llace: 0H si ,es deuit roches désagrégées sont

^ 4*2 mèmc ruisscau o» de la même rivière! le sable

**« "« déplacer.

‘TS^T*- -V 1. force de transport

m’exerce un cowt'^ CaU 0U une r * v *® rc quelconque sur les détritus tak \vefctN;\^ ,tantcs (détritus qui peuvent provenir soit de la

dégradation de t«5S TOchcs par des causes atmosphériques, soit de l’érosion des eaux courantes , dont nous nous occuperons plus tard), il doit tenir compte de différentes circonstances.

l.° H doit porter son attention sur les diverses inclinaisons du lit de la rivière ; car la force de transport des rivières dépend de leur rapidité, et celle-ci augmente nécessairement suivant l’inclinaison du lit dans lequel elle coule-, c’est-à-dire que si ait (fig. 25) représente

la pente exagérée d’une rivière sur un point quelconque de sou cours, et l/e, la pente de cette même rivière sur un autre point, et que la quantité d’eau ne soit ni augmentée ni diminuée par des affluents d’autres cours d’eau, ou par la séparation de la rivière principale en différentes branches , la rapidité de l’eau sera beaucoup plus grande en ab qu’en bc, et par conséquent il peut rester au fond de la rivière en bc de {dus petits graviers et du sable plus fin qu il n’en restera en a b, parce que la force de l’eau pourra entraîner en a. // des grains de sable et des cailloux plus volumineux qu elle ne le fera en /te.

2.° On doit tenir compte de la forme tout autant que du volume des détritus ; car deux fragments de la même roche, quoique exactement de meme volume, peuvent exiger des forces differentes pour être changés c/q place, si leurs formes sont différentes. Ainsi un paginent anguleux^ d’une roche donnée restera immobile au { u . n

rivière, dont f orcc d’impulsion sera pourtant capable c

rouler un /ï*ag;^nent arrondi de la même roche, quoiq uc 06 eux fragments aicn-^^ exactement le même volume.

Fig. 25.

^xtfSrORï ovS PiR LES rivières.

Ao U V rcuArC ° r ^ u ' i0ns ^l<5ration > en outre, la r<f" ,cu ' d virent* tavUoux fragment3 de roche; car la force

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