‹ L'art d'observer en geologieChapitre 20 sur 41 · FOSSILISATION DES DEBRIS ORGANIQUES · texte numérisé non relu

FOSSILISATION DES DEBRIS ORGANIQUES

sv\\)stanccs organiques qui doivent se trouver enfouies ,| inonts d’un delta ou d’un dépôt d’embouchure quelcon lo :

h étudier, tout, en tenant compte de l’influence des di v<> ° atlri

stances particulières qui peuvent modifier la manière c ‘t'co n

d’un tel dépôt. c ‘ i 'aie d’etrô

On peut quelquefois reconnaître des coupes de delt as cauv sont très-basses, ou lorsque quelques parties e»j * ° rs( ]itc l PS levées par des tremblements de terre; if faut alors f , “ t été soucoupes avec le plus grand soin, et noter la manière d 0l) j ^^ui/ner ces |(< débris organiques qu’on peut y découvrir. Il fau<j,. a j^ A lr °uveut reconnaître si les diverses substances organiques quj p e tss ayer J 0 contrer dans une telle coupe, ont etc enveloppées tr a ,' C "* S ° tc,i ~ sur place , si elles ont été charriées par les eaux de J a j .'^"dleuient son état habituel, ou bien encore si clics ont été tr ai i s 1 .® daas

place qu’elles occupent aujourd’hui par quelque cause s r *j' es 11 violente; dans ce dernier cas toutes les substances diflé re J'" , 1,10 et compose un dépôt déterminé, sont généralement mélangées "d*^ 1° manière la plus irrégulière.

U est bien difficile que les grandes crues d'eau ne p roduî#ent à l’emboachurc des rivières dans les lacs ou dans l a 1Vlcr une accu mutation de substances organiques et inorganiques différente de celle qui s’y produit dans les temps ordinaires. I-ors d 0Ilc qu ’on pourra examiner des coupes de ces dépôts d’embouchure, j| faudra vérifier quels sont les différents effets produits par ces deux causes différentes ;

ippelant que les débris organiques S e présenteront difféns un cas que dans l’autre, taut sou s j e ra pport *lo ' eur position dans le dépôt général que sous celui dc^ diverses proportions des différentes espèces animales et végétales q v ,j gont en fouies.

h. Les débris organiques sont probablement enveloppé 3 P ar ^ cs détritus de différente nature au fond des lacs c t ( | j a m cr, sous des circonstances qui diffèrent des précédentes. L Cs e q- uts que nous avons décrits plus haut, ont lieu nécessairement à J a rcnC ontr e cours des rivières avec la ligne des côtes; ct s’il r ,’ y avait point d aa ‘°^ contraire, les différents dépôts de détritus a Vec | es débris organiqu^ qu’ils renferment, tendraient à augmenter co ntinue iiement la irait des continents, tandis que la surface des l acs c t do » a ."^vagues continuellement en diminuant. Ainsi que nous l’avons v« 7 rra der, qui se brisent sur les côtes tendent , dans certains cas, » ,cS C ‘détritus tandis que dans d’autres cas elles rejettent SU r la cè> te , * en t des provenant de la mer. Les brisants ne rejettent pas sC " s ,,»s, des

sables et des graviers, mais encore des mollusques, des P °‘ sV r des coraux et d’autres substances organiques , de sorte à

tout en se ra remment dans

rO SSlLlSVrt0» DES DEBRIS OROANIQIES.

R8 . Mc9 favorablement situ*, et par suite d'accumulation*

points des c ainas de matériaux qui pourront varier suivant les ainsi répétées , ccs loca i cs . L'observateur devra examiner les divers diverses circons^ ^ substances organiques pourront se trouver en- * as . M |j ans de tels dépôts, tout en tenant compte des circonstances locales qui pourront en modifier l’ensemble. 11 est évident que l a surface des lacs n’est point assez étendue, en général, pour donner lieu à des brisants qui, à circonstances égales d’ailleurs, pourraient accumuler sur la côte de la mer des amas considérables de détritus et do débris organiques. 11 est vrai qu un vent d’une force doiuséc produira plus facilement des vagues, toutes choses étant d'ailleurs égales, à la surface d’un lac d’eau douce qu’à celle de la nier, parce que l’eau a une moindre pesanteur spécifique dans un cas que dans l’autre; mais, d’un autre côté, les vagues d’un lac qui auraient les mêmes dimensions que celles de la mer, ne formeraient pas des brisants de mémo force, vu la moindre pesanteur avec laquelle elles tomberaient sur la côte. Cependant, comme les. brisants des lacs rejettent quelquefois des détritus sur les côtes, dans des circonstances trèsfavorables, on devra examiner toutes les coupes de pareilles accumulations que l'on pourra rencontrer, afin de reconnaître jusqu à quel point il peut s’y trouver des débris organiques.

'• A mesure que l’on s’éloigne de la côte, que la profondeur d’eau

m'gmentc , et que par conséquent il règne une pins grande tranquillité Vr!r | Mt * ^ Un * UC> 0n doit s’attendre que le dépôt qui pourra y recouct . 03 rrstcs or ganiq U es qui y seront accumulés, sera plus étendu or e . ,' 1 . 8 "'"forme q Ue j c -.j )( j| S j,1 L is voisins de la côte; ccs restes au fo,:rr a W art 'Cndront pour la plupart aux animaux qui vivent «l’anima,, !* ac en général, cl il s’y trouvera mélangé des débris à l’autre î < ' rrestr es qui auront péri en essayant de traverser d’un côté d’eau des' "• - C> ° U f l ui y auront été apportés dans les grandes crues avoir t :, ( ; ? V J e . r ® 8 * U est probable aussi qu’il pourra s’y déposer, après plante s. r' 11 d’ cau > des fragments de bois et des feuilles de

] a( . ° nim ° °n no peut apercevoir la formation même de ces 4,0,1 > le in ^ 08 * ün observateur pourra connaître, par approvimaa Ppréci aot J ° Sl, ivant lequel cette accumulation a lieu , en bien ^«tières d :/' S . cir constances qui influent soit sur le transport des ^*° i*sem en t * ,tu l" c s dans le lac qu’il aura à examiner, soit sur 1 enest évident * >ar ccs détritus des diverses substances organiques. H ,r *° ins t j e ’l l, e les circonstances seront differentes suivant le plus ou *l ll( ‘ les Lj 0 ^ >l . 0 ^ 0,1 deur des lacs; les animaux qui ne peuvent habiter e faticl ^ Un lac très-profond, peuvent recouvrir en totalité

* t4 a utre lac de moindre profondeur; et des vagues qui

FOSSILISATION DLS DÉBRIS ORGANIQUES.

n’auront point d’action sur le fond du premier, des détritus sur les fossiles accumulés au fond du .

k. Les observations qui precedent s’appliquent, jusç»^». <r> • . : : ,„i nnn i<nf des débris 41

ii n

point , aux dépôts marins qui enveloppent des débris .'* n cc rt a ; n

certaine distance des côtes. Dans ce cas aussi, tout ,< I l, t'sà i, tle

vatcur pourra faire pour avoir, par approximation , °ljser-

dépôts, ce sera de tenir compte de toutes les circonstan c<is 1 ‘‘e de ces

avoir une influence directe ou indirecte sui leur forr*-,^ . ï Ui Peuvent ticulicremcnt du plus ou moins de profondeur de j a * 0,, > ct I ,ar modifîcations que cette différence de profondeur p OUr ler ’ el des dans l’accumulation des détritus ct des débris orRaniqj P * "PPo«er des lacs, qu’ils soient salés ou d eau douce, 11 est poi^j “ l sl,r hcc assez étendue pour se trouver sous des climats con.-jj *f era, > différents d’un point à un autre; par conséquent, ] a climat ne peut guère avoir d influence sur les poissons J es 1 °

et les autres animaux vivant dans un lac. 11 en est tout 3,..'!?"° f pour les animaux marins; le climat y a une mfl UctlCe considt ; ra £“ c sur la distribution de ces animaux, quoique ce ne soit pas là certes la seule des causes qui peuvent modifier cette distribution. ’

l. Nous renverrons aux ouvrages spéciaux, p 0ur j cs Jétuils sur la distribution de l’organisation animale et végétale à.la surfkce du globe : il nous suffira de dire ici que des obserxations multipliées ont prouvé que deux localités, jouissant du même climat et se trouvant d’ailleurs dans des circonstances identiques, ne sont point habitées toujours par des espèces identiques; ct qu’au contraire, si tous les animaux et les végétaux qui existent aujourd’hui à la surface du globe , vcnaien à être enfouis tout à coup dans un depot universel continu , d y aura ' t bien peu de ressemblance ent re les fossiles qv,j ^ trouveraient cn ° ul * dans ce dépôt sur des points éloignés de quelq llcs cc ntaines de u " ‘ ^ par conséquent, quoiqu’il se forme au jourcl’j )u j des dépôts c0U porains de vases, de sables ct de graviers Sllr j cs c 6tes des '. l ^ ncut tanniques et sur celles de la Chine, et q l|(J ^ d< îpôts c °j\p OU iiles nécessairement des dépouilles organiqu es> r j en dall s cCS qu’un ne prouvera la contemporanéité de ces dépôi s . 11 s’ensuit c “ C ^' )Cal itcs , même nombre proportionnel d’espèces fossiles de divo* s ‘'^ ^ c haquc

ayant encore leurs analogues vivants dans ] es mers vois ,r,e * lion cnlrC

localité, ne prouve point une contemporanéité de f ° rDtl ‘ lllac hé une

différents dépôts, quoiqu’on ait, depuis quelques a ntt6e V éc a sur celte grande importance à des classifications de terrains fo, ‘^ ^tes des lies circonstance; car il faudrait prouver, avant tout , <I U ° * llC tctop s * ^ cs britanniques etcellosdc la Chine ont été soumises en *” eM probable, conditions exactement identiques, cequi„c paraltnn llcU

Diqitize

m. On de la mer

osS .usvr ,0N DES rifBnis organiques.

• c Jes observations directes sur la nature du fond )n peut ai u t parvenir la sonde employée ordinairement à ... mer, là °'^ ut aU ssi, en péchant et en draguant, reconnaître cet objet-, on et ) os végétaux qui se trouvent sur le fond

quels sont os^ p C tite profondeur au-dessous. On pourrait rendre tte^Xervations plus instructives pour les géologues qu’elles ne l’ont été jusqu’ici, en construisant des cartes marines qui indiqueraient non-seulement la profondeur et la nature du fond sur les diverses côtes, mais encore la force et la direction des marées et des courants capables de transporter des détritus, la nature des détritus ainsi transportes, et les animaux et les végétaux qui habitent les divers points de la surface sous-marine. Ces cartes, qui parleraient aux yeux, pour ainsi dire, donneraient des idées plus générales et plus définies que ne peuvent le faire des descriptions de plusieurs pages. L’échelle de ces caries dépendrait nécessairement des généralisations qn’on voudrait en déduire ; mais il est facile de concevoir que l’échelle du quatre- vingt-millième, qui est celle des cartes d’Angleterre levées par l’Ordonnance (État-major), pourrait contenir une grande quantité de détails généraux de la plus grande utilité.

«-En ce qui concerne la minéralisation des débris organiques dans es différents terrains, c’est-à-dire le remplacement qui a souvent 'eu <| ( ; J a matière animale ou végétale dont les substances organiques donT'i 1 corn l ,os, 'os lorsqu’elles ont été enveloppées dans la vase ou

„„ c j ° saLJc P ,us ou moins grossier, par une matière minera c

donncrlT' 0 ’ ?" pC " 1 ima gincr facilement une suite d’expériences qm l’on di'iV cnt { . e Sondes lumières sur cette métamorphose , maigre qi

import..,,,' , i,lrC abst, ’action du temps, l’un des éléments les 1» u * veuille * ' - CS S r;| ndes opérations de la nature. Supposons que 01 ^oniàT'™ les effets de l’infiltration de l’eau chargée d aci Sl,r Jes < i, v „ , r a levers du limon, de la vase sableuse, ou du sab c, ou poun-i , ,' S *'is organiques que contiendraient ces substance,

‘ J <- "dre uti c graigle caisse , divisée comme dans la figure o ,

Fig. 5f».

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