DIRECTION ET PLONGERENT DE8 COUCHES
moins le plongcment est grand , et vice versa. Le livre qui pose à plat sur la table est horizontal et n’a aucun plongcment. Les livres d qui sont placés sur leur tranche sont verticaux , et on appelle verticales , les couches d’un terrain qui se trouvent dans une position analogue à celle de ces livres d.
b. La direction d’une couche est une ligne située sur le plan de cette couche et perpendiculaire à son plongcment. Dans le cas de la ligure 85 le dos des livres représente leur direction. Si les livres a plongent vers l’ouest , la ligne de leur dos ira du nord au sud , et ce sera là la direction de ces livres. Si l’on suppose que les livres b soient placés sur la table de manière que leur dos soit parallèle à celui des livres a, la direction de ces livres sera la même, malgré que les livres b soient verticaux et que ceux a plongent à l’ouest ; la même chose se dit de couches qui se trouvent dans une relation analogue.
c. Si les couches d’un terrain étaient toujours aussi régulièrement placées, les unes par rapport aux autres, que le sont les livres de la figure 85 , et si l’épaisseur d’une couche était toujours aussi uniforme que celle d’un livre donné quelconque, les observations sur le plongcment et la direction des couches seraient fort aisées à faire, U ne s'agirait que de placer à la surface de la couche un instrument qui pût indiquer, à l’aide d’un niveau ou d’un fil à plomb, l’angle que le plan de cette surface fait avec l’horizon, 'en même temps qu’une boussole indiquerait le point vers lequel plonge cette surface , et par conséquent sa direction , qui serait perpendiculaire à celle du plongcment. On a imagine en etTct dokinstruments de cette nature , que l’on a nommée des clinomètrcs , et ron a mis beaucoup d’art dans leur construction ; mais il n’arrive pas une fois sur cent que ces instruments puissent être d’une utilité quelconque dans les observations qui ont rapport aux couches de l’écorca terrestre.
> La surface de ces couches , vue en détail , est en général inégale et pleine d’aspérités , tandis que, prise en grand, on peut la regarder comme formant des plans qui, comparés à celui de l’horizon, peuvent lui être parallèles ou plonger sous un auglc quelconque, ou bien encore être verticaux. Il est donc nécessaire d’employer un instrument qu’il ne soit pas nécessaire d’appliquer sur la surface inégale d’une couche, mais qui, tenu à la main ou placé dans une position convenable quelconque , puisse indiquer, au moins d'une manière fort approchante, la direction et le plongcment que l’on cherche; un instrument qui, en négligeant les petites irrégularités, de la surface des couches , en saisisse le plan général , qu’on pourra comparer à celui de l’horizon. Nous avons trouvé que l’instrument